Paris : Création du premier syndicat CGT pour la défense des livreurs en deux-roues

DEFENSE Ce nouveau syndicat dépendra du Collectif national CGT des livreurs

20 Minutes avec AFP
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Des livreurs à vélo (Illustration).
Des livreurs à vélo (Illustration). — SYSPEO/SIPA

Le premier syndicat des « entreprises de livraison deux-roues de Paris » a été créé, ce samedi, pour défendre les travailleurs indépendants des plateformes et les doter d’un « pouvoir d’action », a annoncé samedi l’un de ses représentants.

Ce syndicat, affilié à la CGT, a vocation à « regrouper les livreurs de différentes plateformes pour être représentatif et faire entendre notre voix », a déclaré Mandjou Karaboue, élu samedi secrétaire général et lui-même livreur. « Plus que des revendications, nous aurons désormais un pouvoir d’action pour faire appliquer le droit », a-t-il poursuivi.

Accidents et racisme

Parmi les actions prioritaires de cette structure, Mandjou Karaboue a cité « la prise en compte des accidents de travail, quotidien des livreurs en deux-roues », et « la lutte contre le racisme qui peut être subi de la part de certains clients ». Quelque 70 livreurs de différentes plateformes (Uber Eats, Frichti, Deliveroo…) ont participé samedi matin à Paris à son congrès fondateur, selon Ludovic Rioux du Collectif national CGT des livreurs, dont va dépendre ce syndicat.

Il s’agit de la huitième structure locale spécifique à la défense des livreurs de plateformes en deux-roues, déjà créées notamment à Bordeaux, Toulouse et Lyon. Son ambition est « d’organiser le travail des livreurs au niveau local, d’améliorer leurs conditions de travail, et d’œuvrer à la régularisation des sans-papiers », très nombreux parmi ces coursiers à deux-roues, un secteur fortement précaire, a fait valoir Ludovic Rioux.

Un syndicat « à l’opposé des politiques patronales de casse des conquis sociaux »

Dans un communiqué, les livreurs de Paris ont souligné leur « volonté de s’organiser pour la conquête de nouveaux droits, à l’opposé des politiques patronales de casse des conquis sociaux dont ils font les frais : détournement du statut de salarié, fraude aux cotisations sociales, travail dissimulé ».

La semaine passée, une cinquantaine de coursiers, majoritairement noirs, s’étaient rassemblés place de la République à l’appel du Collectif des livreurs parisiens autonomes de plateformes (Clap) pour dénoncer les discriminations et dire « stop aux insultes, agressions, racisme, mépris, dévalorisation ».