Paris : Les 560 migrants qui occupaient le parvis de l'Hôtel de Ville évacué et relogés

DETRESSE Ils ont été installés dans deux gymnases, réquisitionnés vendredi soir

20 Minutes avec AFP
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Des centaine de tentes ont été installées par l'association Utopia56 devant l'Hôtel de Ville de Paris, le 25 juin 2021.
Des centaine de tentes ont été installées par l'association Utopia56 devant l'Hôtel de Ville de Paris, le 25 juin 2021. — JOEL SAGET / AFP

Installés depuis jeudi soir dans des tentes sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Paris, les 560 migrants sans-abri ont été évacués de la place et relogés, vendredi soir, ont annoncé leurs soutiens et la municipalité.

Ces personnes, pour l’essentiel des familles originaires d’Afrique, avaient investi jeudi à 20 heures le parvis de la mairie de Paris, sur lequel ils avaient déployé 250 tentes

Un « problème de volonté politique au niveau de l’accueil »

Vingt-quatre heures plus tard, « cette action aura permis l’hébergement de 560 personnes », dont 320 en famille, ou encore des femmes seules, s’est félicité Kerill Theurillat, responsable parisien d’Utopia56, l’association à l’initiative de ce campement.

« La mise à l’abri de ces personnes est une excellente nouvelle mais il est bien triste de devoir effectuer ce type d’opérations pour obtenir des hébergements, alors même que nous alertions depuis des semaines sur la situation des familles à la rue », a-t-il ajouté, soulignant un « problème de volonté politique au niveau de l’accueil ».

Deux gymnases mobilisés

« Toutes (les personnes qui occupaient le parvis) auront un toit sur la tête ce soir », a réagi pour sa part Ian Brossat, adjoint PCF à la maire de Paris en charge de l’accueil des réfugiés, dans un tweet accompagné de photos sur lesquelles on aperçoit des migrants monter dans des bus, entourés d’un léger dispositif policier. La mairie de Paris, qui a mobilisé deux gymnases pour ces mises à l’abri, « assume ses responsabilités et va au-delà de ses compétences », a-t-il poursuivi.

La préfecture de la région Ile-de-France, en charge de l’hébergement d’urgence de ces populations, n’a pas donné suite aux sollicitations de l’AFP. « Nous souhaitons travailler avec l’État à des solutions pérennes, à commencer par les réquisitions des bâtiments vacants », a insisté Ian Brossat, en écho aux demandes des migrants qui occupaient le parvis de l’Hôtel de Ville. « Personne ne peut accepter que des immeubles restent vides quand des gens dorment dehors. »