Le procès de l'assaillant du Carrousel du Louvre s'est ouvert à Paris, ce lundi

TERRORISME Le suspect avait expliqué vouloir alerter la France sur la situation des enfants en Syrie

20 Minutes avec AFP

— 

Les militaires de l'opération Sentinelle patrouillait se jour là devant le Louvre.
Les militaires de l'opération Sentinelle patrouillait se jour là devant le Louvre. — JOEL SAGET / AFP

Le procès d’un Egyptien de 33 ans qui avait attaqué au cri d' « Allahou Akbar » des militaires en 2017 au Carrousel du Louvre, s’est ouvert ce lundi devant la cour d’assises spéciale de Paris. Tee-shirt noir et barbe apparente sous son masque de protection anti-Covid, Abdalla el Hamahmi a décliné son identité depuis le box des accusés. Il comparaît pour « tentative d’assassinats terroriste sur personnes dépositaires de l’autorité publique » et « association de malfaiteurs terroriste criminelle ».

Le 3 février 2017, ce jeune cadre commercial d’une entreprise des Emirats arabes unis se précipite, armé de deux machettes, vers quatre militaires du dispositif Sentinelle en patrouille dans la galerie marchande du musée du Louvre. Il blesse légèrement l’un d’eux au cuir chevelu avant d’être grièvement blessé par balle au ventre par un tir de riposte d’un des membres de la patrouille.

Attentat non revendiqué

L’attaque, qui s’inscrivait dans la série d’attentats djihadistes secouant l’Hexagone depuis 2015, n’a pas été revendiquée. Mais le dernier tweet publié par l’assaillant reprenait une citation extraite d’un discours prononcé par Abou Mohammad al Adnani, l’ancien porte-parole du groupe Etat islamique (EI).

Lors de ses interrogatoires, l’accusé, qui s’était présenté dans un premier temps comme un partisan de l’EI avant de revenir sur ses propos, a affirmé avoir agi seul, évoquant un « projet personnel » et assurant n’appartenir à aucune mouvance. Il a notamment expliqué avoir voulu initialement mener une action symbolique contre la France, en dégradant des œuvres du musée du Louvre avec des bombes de peinture, retrouvées dans son sac à dos.

L’objectif était, a-t-il précisé, d’alerter la France et « le monde occidental » sur la situation en Syrie, « où des enfants meurent quotidiennement ». Les quatre militaires sont parties civiles dans le dossier, au côté de l’association française des victimes du terrorisme (AFVT).