Paris : Les terrasses éphémères pérennisées de manière annuelle et payantes

Terrasses Les terrasses éphémères nées lors du premier déconfinement vont être pérennisées à Paris. Les bars et restaurants pourront les installer de mars à octobre, contre une redevance et à condition d’obtenir l’autorisation de la mairie.

20 Minutes avec AFP
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Les terrasses "éphémères" pérennisées à Paris.
Les terrasses "éphémères" pérennisées à Paris. — ROMUALD MEIGNEUX/SIPA

Elles ne devaient rester ouvertes que le temps du déconfinement. Finalement, les terrasses « éphémères » vont s’inscrire dans la durée à Paris, quelle que soit l’évolution de l’épidémie du coronavirus. Elles feront donc leur retour du 1er avril au 31 octobre, jusqu’à 22 heures. À partir du mois d’octobre 2021, les établissements devront payer une redevance à la mairie pour bénéficier de cette autorisation.

Il a fallu des dizaines d’heures de concertation pour que la mairie, les représentants de l’hôtellerie-restauration et les associations de riverains se mettent d’accord sur le nouveau règlement des étalages et des terrasses. Celui-ci sera présenté début juillet au Conseil de Paris par Olivia Polski, adjointe au commerce de la maire PS Anne Hidalgo, et le premier adjoint Emmanuel Grégoire.

Chauffage et musique amplifiée interdits

Pour pérenniser leur terrasse estivale, les établissements devront faire une demande d’autorisation en ligne à partir du 21 juin, alors qu’une simple déclaration suffisait jusqu’alors. Une fois obtenue, cette autorisation sera reconduite de manière tacite. Les structures éphémères doivent rester des espaces ouverts, explique Olivia Polski : « les toits, les bâches, les barnums, le bois de palette, la publicité seront interdits », les parasols et auvents autorisés, et les végétalisations encouragées.

Ces extensions pourront s’installer sur les places de stationnement situées devant la façade de l’établissement, plus une place de chaque côté, ainsi que sur les placettes, et, en soirée sur l’espace situé devant un commerce voisin fermé, avec son accord.

Les installations électriques (chauffage, musique amplifiée) restent interdites et les commerçants sont responsables de la propreté. Sur les nuisances sonores, le maintien de la fermeture à 22 heures – contre 2 heures du matin pour les terrasses classiques – est un « bon compromis » avec les associations de riverains, selon Emmanuel Grégoire. En cas de non-respect du règlement, la mairie prévoit des « sanctions progressives », pouvant aller d’une amende à un retrait de l’autorisation.

40 millions d’euros de manque à gagner pour la mairie

Exonérés de droits de terrasses depuis le premier confinement et jusqu’au 30 septembre 2021 – et non jusqu’au 30 juin comme annoncé initialement par Anne Hidalgo –, les établissements paieront ensuite pour les extensions de terrasse une redevance au m2. Au total, ces exonérations ont conduit à un manque de recettes de plus de 40 millions d’euros pour la Ville.