Paris : Plus de 500 migrants évacués d’un jardin parisien et placés en centre d’accueil

VISIBILISATION Les migrants vivaient depuis dimanche soir dans le jardin Villemin, dans le 10e arrondissement de Paris

Rachel Maxime avec AFP
— 
Des migrants dans le jardin Villemin à Paris, le 31 mai 2021.
Des migrants dans le jardin Villemin à Paris, le 31 mai 2021. — JEANNE ACCORSINI/SIPA

Une « mise à l’abri rapide et dans le calme ». Jeudi matin, les migrants qui occupaient le jardin Villemin, dans le 10e arrondissement de Paris, depuis quatre nuits, ont été expulsés. A la suite de cet événement, ils ont été placés dans un centre d’accueil de la porte de la Villette où leurs situations administratives vont être étudiées.

Depuis dimanche soir, plus de 500 migrants, dont beaucoup d’hommes afghans, s’étaient installés dans le jardin public parisien après une manifestation sur la place de la République. A l’issue de celle-ci, tous ces exilés sans-abri n’avaient pu bénéficier d’une prise en charge.

En six actions, plus de 2.700 personnes prises en charge

Jeudi matin, 546 migrants ont été pris en charge (dont 530 hommes seuls). Ils « bénéficieront très prochainement d’un accompagnement social, sanitaire et administratif afin d’être orientés vers des hébergements adaptés à leur situation », a indiqué dans un communiqué la préfecture de la région Ile-de-France.

L'association Utopia56 se félicite de la manière dont les choses se sont passées. Cela constitue une « petite victoire pour le respect de leurs droits fondamentaux ». L’asso est membre du Collectif réquisitions, qui mène depuis le début de l’année des actions coup de poing de visibilisation des migrants à la rue.

Il s’agissait de la sixième action menée à Paris par ce collectif, après les occupations successives d’une école maternelle désaffectée du 16e arrondissement, de l'Hôtel-Dieu, de la place de la République, du gymnase Japy dans le 11e arrondissement et, à nouveau, une manifestation place de la République dimanche. Au total, ces actions ont permis la prise en charge de 2.733 personnes, apprécie Philippe Caro, un responsable associatif également membre du Collectif réquisitions.