Grand magasin : La Samaritaine va rouvrir ses portes le 19 juin, seize ans après sa fermeture

LONG CHANTIER Fermé depuis 2005, le magasin, propriété de LVMH, a fêté en 2020 son 150e anniversaire

20 Minutes avec AFP

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Le bâtiment de la Samaritaine, à Paris le 2 avril 2021.
Le bâtiment de la Samaritaine, à Paris le 2 avril 2021. — ROMUALD MEIGNEUX/SIPA

Il aura fallu attendre seize ans avant de pouvoir de nouveau pousser les portes de la Samaritaine. Le célèbre magasin de la rue de Rivoli à Paris va rouvrir au public le 19 juin au terme de multiples péripéties et d’un chantier colossal qui aura coûté 750 millions d’euros, a-t-on appris auprès de son propriétaire le groupe LVMH, actionnaire majoritaire depuis 2001.

Fermée en 2005 pour des raisons de sécurité liées à sa vétusté, la Samaritaine devait rouvrir en 2020 pour son 150e anniversaire. La pandémie n’aura été qu’une péripétie supplémentaire sur le chemin semé d’embûches qu’a connu ce chantier.

Un nouvel hôtel de luxe

LVMH a dû attendre 2015 pour voir définitivement validé son permis de construire et pour rénover. Entre 2012 et 2015, les travaux ont en effet été suspendus par une série de recours d’associations de sauvegarde du patrimoine, contestant notamment la réalisation d’une façade contemporaine en verre, côté rue de Rivoli. 

La Samaritaine s’est enrichie d’un hôtel de luxe Cheval Blanc, marque également détenue par LVMH, de 72 chambres et suites avec vue plongeante sur la Seine dont la date de réouverture n’a pas été communiquée. Le bâtiment accueille aussi 15.000 m² de bureaux, une crèche de quartier de 80 lits et 97 logements sociaux gérés par France Habitat.

Un bâtiment classé aux Monuments historiques

Joyaux de l’Art nouveau et de l’Art déco, les quatre bâtiments, dont l’un est classé aux Monuments historiques, ont subi une lourde restructuration qui devait également respecter et revaloriser les éléments d’époque : mosaïques, émaux, verrières ou encore garde-corps en fer forgé. Le magasin occupera 20.000 m2, contre quelque 30.000 m2 au moment de sa fermeture, des « espaces magnifiés par le cabinet Sanaa mais aussi Hubert de Malherbe, Ciguë ou encore Yabu Pushelberg », selon un communiqué. Il sera géré par DFS, groupe de distribution sélective également propriété de LVMH, avec une sélection de quelque 600 marques de luxe mêlant mode, art de vivre et gastronomie.

En 2005, lors de sa fermeture – initialement pour des travaux devant durer six ans – la Samaritaine employait 734 salariés, dont la quasi-totalité a été reclassée ou a bénéficié de mesures prévues par le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE). Lors de l’annonce de la réouverture en 2019, LVMH avait indiqué qu'« au total, plus de 1.500 postes seront créés », dont 800 pour le grand magasin, et qu'« avec les bureaux, plus de 2.400 emplois directs seront pérennisés sur site ».