Ile-de-France : Le Grand Paris express vecteur de développement des locations saisonnières ?

TOURISME En 2019, plus de 1.100 communes d’Ile-de-France sont concernées par au moins une annonce d’hébergement par une plateforme numérique

Rachel Maxime
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La pandémie de coronavirus a fait fortement chuté le nombre de touristes à Paris. En 2020, la ville a accueilli 17 millions de touristes contre 50.000 millions en 2019.
La pandémie de coronavirus a fait fortement chuté le nombre de touristes à Paris. En 2020, la ville a accueilli 17 millions de touristes contre 50.000 millions en 2019. — Paulo Amorim

Vers la fin des locations saisonnières en Ile-de-France ? A cause du coronavirus, celles-ci sont en baisse à cause de la diminution du nombre de touristes dans la région : 17 millions en 2020 contre plus de 50 millions en 2019. Des bailleurs ont arrêté ces locations pour retourner sur des baux de longue durée.  Paris vient d’ailleurs d’être doublé par le département du Var au nombre de réservations, souligne Le Parisien.

Même si le nombre de locations a diminué à Paris intra-muros dès l’année 2017 (un pic de 88.500 logements avait été atteint) avec un développement dans les départements de la Petite couronne et de la Grande (de 24.000 logements en 2016 à 41.000 en 2019), selon Emmanuel Trouillard, géographe et auteur de l’étude de l’Institut Paris Région (IPR) Les locations saisonnières en Île-de-France, « la capitale concentre dans la région le plus de locations saisonnières et de locations à l’année avec deux tiers des annonces ». En 2019, on compte plus de 120.000 locations en Ile-de-France, « plus de 1.100 communes franciliennes sont concernées par au moins une annonce pour ce type d’hébergement », souligne l’étude. 29 % des locations sont à l’année.

Des nouveaux leviers de déeloppement

Parmi les axes pour continuer de développer l’offre de locations saisonnières dans la région, les plateformes tel que Airbnb comptent sur le Grand Paris express. « En s’appuyant sur le transport, la diffusion spatiale des locations devrait se poursuivre voire s’accélérer en Ile-de-France, estime Vincent Gollain, directeur du pôle Economie de l’IPR. Cela va permettre de diffuser dans l’espace francilien les visiteurs et donc les retombées en termes de consommation touristique. » La naissance « d’attracteurs hors touristes » comme le pôle de recherche universitaire Paris-Saclay est aussi un levier de développement pour les plateformes car « les étudiants et professeurs auront besoin d’une offre de logement sur plusieurs mois ».

Les entreprises de locations saisonnières espèrent revenir à leur niveau d’avant crise sanitaire voire le dépasser d’ici 2023, avec les JO qui se tiendront à Paris en 2024 et la réouverture des lieux touristiques. Toutefois, « les attentes, les priorités et les comportements des visiteurs » pourraient être modifiés avec la crise sanitaire.