Roissy : Des Indiens en transit illégal à l’aéroport Charles de Gaulle hébergés dans un terminal

CORONAVIRUS Un terminal de l’aéroport a été aménagé pour accueillir des migrants indiens en transit entre Moscou et Mexico, où ils souhaitaient émigrer

20 Minutes avec AFP

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ADP gère les aéroport de Roissy, Orly et Le Bourget, entre autre.
ADP gère les aéroport de Roissy, Orly et Le Bourget, entre autre. — Christophe Ena/AP/SIPA

Un terminal de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle a été aménagé pour accueillir plusieurs dizaines d’Indiens en transit illégal sur le territoire français, a-t-on appris ce lundi de sources aéroportuaires. Par crainte de la formation d'un cluster de contamination au Covid-19, la Croix-Rouge et l’Anafé (association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers) avaient décidé fin juin de retirer leurs salariés de la plus grande zone d’attente aéroportuaire de France, où sont maintenus les étrangers qui ne sont pas autorisés à entrer sur le territoire.

Vendredi, les autorités, avec le soutien logistique d’Aéroports de Paris (ADP), ont donc installé une annexe temporaire à la zone d’attente pour personnes en instance (Zapi) dans le terminal 2A de l’aéroport, une information dévoilée par le quotidien Le Parisien. « Nous avons mis à disposition des lits de camp dans un terminal fermé depuis l’été et permis un accès aux sanitaires. Quatre-vingts à 90 personnes en transit avec des problèmes administratifs de visa s’y trouvent actuellement », a indiqué lundi ADP.

Ils ont tous refusés de subir des tests

Le nombre d’étrangers maintenus dans la zone d’attente principale est ainsi redescendu à « 35 », selon une source aéroportuaire. Tous les étrangers installés dans l’annexe temporaire sont des ressortissants indiens, en grande majorité des hommes, a précisé cette source. Ils ont tous refusé de subir des tests, « mais certains sont arrivés avec des PCR négatifs et sont là depuis 17 jours ».

Pour la plupart, ces Indiens sont en transit entre Moscou et Mexico, avec l’espoir d’immigrer en Amérique du Nord. Mais ils ne disposent pas de visa et doivent donc être réacheminés vers Moscou. En première ligne face à la pandémie avec le Brésil, l'Inde​ a enregistré 3.400 décès supplémentaires et 370.000 nouvelles contaminations en 24 heures.