Coronavirus à Paris : Anne Hidalgo veut « un lieu de mémoire active »

EPIDEMIE Ce lieu de mémoire, dont la forme doit encore être précisée, sera le fruit d’un partenariat avec l’institut « Covid-19 Ad memoriam »

20 Minutes avec AFP

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Anne Hidalgo à Douai le 17 mars 2021.
Anne Hidalgo à Douai le 17 mars 2021. — FRANCOIS GREUEZ/SIPA

La maire PS de Paris, Anne Hidalgo, a annoncé, ce mardi, vouloir « construire un lieu de mémoire active » à Paris en hommage aux victimes de l’épidémie de coronavirus, dont le bilan approche les 100.000 décès dans l’Hexagone.

Ce lieu de mémoire, dont la forme doit encore être précisée, sera le fruit d’un partenariat avec l’institut « Covid-19 Ad memoriam », dont les professeurs Jean-François Delfraissy et Françoise Barré-Sinoussi sont les présidents d’honneur, a précisé la maire de la capitale en ouverture du Conseil de Paris.

« Une mémoire vivante de ses effets psychologiques, sociaux, politiques et économiques »

Un vœu en ce sens présenté par l’adjointe à la mémoire Laurence Patrice pour un « hommage public immatériel ou matériel » a été adopté à l’unanimité par le conseil municipal. « Nous voulons analyser ce bouleversement que constitue la pandémie du Covid-19 et contribuer ainsi à l’édification d’une mémoire vivante de ses effets psychologiques, sociaux, politiques et économiques », a expliqué Anne Hidalgo, possible candidate à l’élection présidentielle.

« Chaque jour, ce sont près de 300 personnes qui disparaissent dans notre pays. Depuis le début de la pandémie, 100.000 personnes sont mortes du Covid en France », a encore déclaré la maire en soulignant le « choc sans précédent sur l’espérance de vie des Françaises et des Français ».

« Plus d’un an pour protéger les 1,4 million de Parisiens »

« Les quantités de vaccins allouées par l’État restent très en dessous de ce dont nous avons besoin pour atteindre un niveau d’immunisation collective suffisant d’ici l’été », a déploré l’élue socialiste, selon laquelle « l’accélération » promise par le gouvernement « ne vient pas, ou trop timidement. Il nous faut des vaccinodromes et beaucoup plus de vaccins, beaucoup plus vite. Il faut que l’on vaccine 7 jours sur 7 et jusque tard dans la nuit », a-t-elle insisté. Avec seulement 16.000 primo-injections prévues cette semaine dans les 24 centres parisiens, la campagne pâtit des « retards de livraison » et de « la défiance grandissante envers le vaccin AstraZeneca », a encore souligné Anne Hidalgo.

« À ce rythme, il nous faudrait plus d’un an pour protéger les 1,4 million de Parisiennes et de Parisiens de plus de 18 ans qui n’ont pas encore eu accès à la vaccination ». La maire a également rappelé le coût économique de la crise pour la capitale, « évalué à plus d’un milliard d’euros ». Intervenu par visioconférence, le préfet de police Didier Lallement a indiqué être cas contact. Les deux tiers des plus de 75 ans ont reçu une première dose à Paris, a-t-il souligné.