Paris : Après les pavés, un morceau de toit en zinc pour décorer votre salon ?

INITIATIVE Alors que les toits de Paris sont en lice pour figurer au patrimoine mondial de l’Unesco, une Parisienne de 36 ans, récupère, elle, le zinc pour en faire des objets gravés décoratifs

R.L.
— 
Un des objets décoratifs en zinc
Un des objets décoratifs en zinc — Toit de Paris/Raphael Metivet
  • Les toits de Paris pourraient prochainement être classés au patrimoine mondial de l'Unesco.
  • Constance Fichet-Schulz, une Parisienne de 36 ans, a décidé de récupérer le zinc pour en faire des objets gravés décoratifs.
  • Elle propose ainsi deux créations : une carte de Paris gravée sur le zinc et un « fragment » travaillé.

Un peu de gris parisien dans votre salon ? Alors que les toits de Paris pourraient prochainement être classés au patrimoine mondial de l’Unesco, une Parisienne a décidé de récupérer le zinc pour en faire des objets gravés décoratifs. En 2019,  Constance Fichet-Schulz, 36 ans, a lancé La Fabrique de Génies, une société parisienne qui propose aux gens de s’initier aux métiers d’arts avec une soixantaine d’artisans, notamment des maroquiniers, joailliers.

« Un jour en travaillant avec une doreuse qui m’a montré un plan sur une feuille d’or, j’ai trouvé ça magnifique, explique Constance Fichet-Schulz. Je cherchais un autre support pour ce même plan de Paris et en rentrant chez moi, au cinquième étage, j’ai vu le reflet de la tôle de zinc ». L’idée a germé.

« S’offrir un morceau de Paris et d’histoire »

« J’ai alors découvert le métier de couvreur. À Paris, tous les toits sont restaurés, rénovés et l’idée pour nous est de récupérer des feuilles qui ont un demi-siècle pour en faire des objets », explique-t-elle. Elle propose ainsi deux créations : une carte de Paris gravée sur le zinc et un « fragment » travaillé. Chaque pièce est unique au prix de 49 euros pour la première œuvre et 159 euros pour la seconde. « Ce sont des objets qui ont du sens, avec des valeurs liées à l’artisanat et aux techniques traditionnelles du métier de couvreur ».

A l'instar du pavé, le zinc, sa matière, sa couleur, est devenu culte de la culture et du paysage parisien. « C’est lié à l’histoire urbaine et architecturale de Paris qui est fait à 70 % de zinc », poursuit-elle. Selon elle, « l’idée est que chacun puisse s’offrir un morceau de Paris et d’histoire ». Elle travaille en collaboration avec des couvreurs et vient sur les chantiers récupérer quelques feuilles de zinc qui sont ensuite transformées, sérigraphies et pliées dans un atelier.

Grâce une opération de crowdfunding lancée en octobre, Constance Fichet-Schulz, a pu entamer la première production de 200 exemplaires. Mais elle ne compte pas s’arrêter là et doit prochainement initier la seconde série de productions et une nouvelle collection mettant à l’honneur les arrondissements parisiens. Dernier objectif fixé pour cette année, « de futures collaborations avec des musées, fondations, associations de promotion du patrimoine, concept store made in France ».