Coronavirus à Paris : Jean Castex qualifie de « fadaises » l’idée d’un confinement de trois semaines

POLITIQUE « Vous avez entendu la mairie de Paris dire qu’il faut qu’on confine trois semaines et puis c’est fini. Mais vous savez très bien qu’avec les variants etc., ce n’est pas possible », a déclaré le Premier ministre

20 Minutes avec AFP

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Illustration de Jean Castex, Premier ministre lors de l'inauguration de l'extension de la ligne 14 du métro, le 14 decembre 2020.
Illustration de Jean Castex, Premier ministre lors de l'inauguration de l'extension de la ligne 14 du métro, le 14 decembre 2020. — Stephane Lemouton -pool/SIPA

Un tacle de plus. Le premier ministre, Jean Castex a qualifié vendredi de « fadaises » l’idée d’instaurer des confinements locaux de trois semaines ayant pour objectif une réouverture totale ensuite, comme formulée jeudi soir par le premier adjoint à la mairie de Paris Emmanuel Grégoire.

« Vous avez entendu la mairie de Paris dire qu’il faut qu’on confine trois semaines et puis c’est fini. Mais vous savez très bien qu’avec les variants, etc., ce n’est pas possible », a déclaré le Premier ministre, lors d’un déplacement au centre hospitalier de Nantes. « Il ne faut pas raconter des fadaises. Il ne faut jamais raconter des fadaises », a-t-il ajouté, devant le personnel du service de réanimation.

La mairie rétropédale

Jeudi soir, Emmanuel Grégoire avait affirmé que la mairie allait «faire des propositions de mesures complémentaires» à l’Etat. Parmi celles-ci, un confinement de trois semaines afin « d’avoir la perspective de tout rouvrir » à son issue, y compris bars, restaurants et lieux culturels, plutôt qu’un confinement le week-end comme à Nice ou Dunkerque.

Emmanuel Grégoire a relativisé vendredi, face aux critiques, la proposition d’un confinement de trois semaines dans la capitale, l’élargissant à la « zone dense » francilienne et parlant de simple « hypothèse ».

Jean Castex doit présider samedi matin une réunion avec les préfets et directeurs généraux des Agences régionales de Santé des 20 départements qu’il a placés jeudi en « surveillance renforcée », parmi lesquels figure toute l’Ile-de-France.

Des concertations doivent ensuite être menées localement, entre préfets et élus, afin d’aboutir prochainement à de nouvelles restrictions en cas de poursuite de la dégradation de la situation épidémique.