Pécresse doit répondre aux universitaires, pas à Karoutchi

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Un débat et puis plus rien. Le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, a annoncé samedi, dans une interview au Figaro, que les débats entre Valérie Pécresse et Roger Karoutchi, candidats à la primaire des régionales en Ile-de-France, seraient mis « entre parenthèses, compte tenu de la réforme du statut des enseignants-chercheurs qui est une priorité du gouvernement ». La ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, fait actuellement face à une forte mobilisation des universitaires et prévoit de les rencontrer mercredi, jour où le deuxième débat pour la primaire devait se tenir dans les Yvelines. « Je respecte cette décision et me tiens prête à reprendre les débats », précise la ministre sur son blog.

Ce report ne serait cependant pas uniquement dû à la contestation universitaire. L'UMP n'aurait pas apprécié que Valérie Pécresse soit chahutée par les militants pro-Karoutchi lors de la première confrontation, organisée au Raincy (Seine-Saint-Denis) mardi dernier. « Et alors ? réagissait hier Roger Karoutchi. A ce moment-là, ça ne sert plus à rien d'organiser un vote. » Sept rencontres doivent encore être organisées avant le début du vote des militants, le 16 mars. « Je comprends que nos missions ministérielles passent en priorité. Mais je souhaite une reprise des débats dès la fin des vacances d'hiver, avec des questions du public », précise Roger Karoutchi, également secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement. ■ C. B.