Paris : L’esplanade de la Défense bientôt transformée en « parc urbain »

URBANISME Paris La Défense a désigné le groupement de maîtrise d’œuvre qui sera chargé de métamorphoser cet espace en un « parc urbain de sept hectares »

R.L.

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Une expérimentation du projet sur l’esplanade de la Défense
Une expérimentation du projet sur l’esplanade de la Défense — Imica
  • Les travaux devraient débuter courant 2023 après de nombreuses études et la poursuite d’expérimentations notamment végétales.
  • Les premières livraisons pourraient avoir lieu en 2026.
  • Quels sont les contours de projet ? 20 Minutes fait le point.

Sous la dalle, la nature ? La célèbre esplanade de la Défense (Hauts-de-Seine) va du moins faire peau neuve dans les prochaines années. Paris La Défense vient de désigner le groupement de maîtrise d’œuvre qui sera chargé de métamorphoser cet espace entre les bassins Agam et Takis. Il s’agit d’une équipe menée par l’architecte paysagiste Michel Desvigne. Objectif : réaliser un « parc urbain de sept hectares » au milieu de premier quartier d’affaires d’Europe.

« Nous allons transformer en profondeur une grande partie de l’axe historique, sur près de 600 mètres de long. Ce projet d’ampleur porte en lui une très forte dimension écologique et vise également à proposer un espace paysager agréable à l’ensemble de nos publics. Nous avons décidé de le confier à l’équipe de Michel Desvigne, paysagiste reconnu pour sa capacité à décrypter et à repenser les structures des villes et des territoires », fait savoir Pierre-Yves Guice, directeur général de Paris La Défense. Quels sont les contours de projet ? 20 Minutes fait le point.

« Rendre plus agréable et plus vivable ce site minéral et un peu daté »

Le cahier des charges est précis. L’architecte paysagiste devra notamment préserver « la dimension patrimoniale de l’Axe, en travaillant à respecter et à révéler l’héritage de Dan Kiley », le paysagiste concepteur de l’Esplanade en 1972. Il devra aussi « renforcer la présence du végétal et de la biodiversité « au cœur du quartier d’affaires. Enfin, il est précisé qu’il devra adopter « une écriture simple, durable, économe : en faveur du réemploi des matériaux, facilitant la gestion à long terme, conservant autant que possible la végétation existante » mais également à « améliorer le confort des usagers (ombrage, fraîcheur) ».

Les travaux devraient débuter courant 2023 après de nombreuses études et la poursuite d’expérimentations notamment végétales tant le « milieu n’est pas propice à la création d’un parc », reconnaît auprès de 20 Minutes, Pierre-Yves Guice. « L’idée est de rendre plus agréable et plus vivable ce site minéral et un peu daté. On va respecter certains composants du projet de Dan Kiley, en gardant le rythme de la promenade. Puis, en travaillant sur ce tout qui a mal vécu, notamment cette large présence du minéral, le revêtement sec. Nous souhaitons développer de la végétation ou encore des bassins d’eau », ajoute-t-il.

Avec la crise sanitaire et le développement du télétravail, ce projet est-il un moyen de s’inscrire dans le futur des salariés de la Défense ? « Quand les gens reviendront, ils seront plus attentifs à ce que leur environnement soit agréable et conforme à leurs attentes et aux problématiques liées à l’environnement. En fait, nous voulons offrir un espace public plus agréable et paisible », répond Pierre-Yves Guice. Doté d’une enveloppe de 30 millions d’euros, ce projet se fera en plusieurs étapes et plusieurs livraisons dont une première pourrait se dérouler en 2026.