Ile-de-France : Les facteurs « vont mener l’enquête » sur la qualité de l’air

POLLUTION Après le déploiement des premiers capteurs sur des bâtiments et des véhicules de La Poste pour mesurer la pollution de l’air, les facteurs vont commencer dès à présent à recueillir le ressenti des Franciliens sur l’air qu’ils respirent

R.L.

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Un facteur et un véhicule de La Poste. (Illustration)
Un facteur et un véhicule de La Poste. (Illustration) — ROMAIN DOUCELIN / SIPA/SIPA
  • En tout, 600 capteurs fixes et mobiles vont être installés en partenariat avec Airparif.
  • Les résultats seront connus en temps réel et disponible en open data.
  • A partir de ce jeudi, les facteurs vont également commencer à recueillir le ressenti des Franciliens sur l’air qu’ils respirent, à travers un questionnaire.

Le courrier et un questionnaire. Depuis juin dernier, la région Ile-de-France expérimente avec La Poste de  mesurer la qualité de l'air sur le territoire francilien. Pour ce faire, à partir de juin dernier, 600 capteurs fixes et mobiles ont commencé à être installés en partenariat avec Airparif, sur des bâtiments et véhicules de La Poste à Paris et dans sa périphérie, pour une durée d’un an pour « mieux comprendre cette pollution [de l'air], et en éradiquer les racines ».

Un capteur sur un véhicule de la Poste.

« C’est un moyen d’avoir une connaissance en temps réel de la pollution de l’air en Ile-de-France grâce à 100 capteurs fixes sur les bâtiments de la poste et 500 mobiles déployés sur les véhicules qui tournent quasi quotidiennement », détaillait il y a quelques mois auprès de 20 Minutes, Jean-Philippe Dugoin-Clément, vice-président de la région, en charge de l’opération.

2.500 personnes interrogées par des facteurs

Dès à présent, le dispositif est renforcé par les facteurs et factrices. Toujours sous la houlette de la région, ils vont commencer à recueillir le ressenti des Franciliens sur l’air qu’ils respirent, à travers un questionnaire co-conçu par Airparif et la région Ile-de-France auprès de 2.500 personnes. Le but est de croiser ces résultats basés sur le ressenti aux données objectives issues des relevés dans le trafic. « Ça permet d’avoir une objectivation des données », indique Jean-Philippe Dugoin-Clément. « Il faut mener l’enquête sur le ressenti des Franciliens au bureau et aussi au domicile », souligne Valérie Pécresse, la présidente de la région.

Huit mois après le début de l’expérimentation, l’élue souligne que « 72 % des communes franciliennes seront concernées par le déploiement de ces micros capteurs ». Elle poursuit : « L’idée est d’agir tous azimuts sur les sources de pollution de l’air pour les réduire. Nous nous efforçons de trouver des solutions pour innover, c’est ce que nous faisons dans le métro et dans de nombreux autres endroits. ». Tous les résultats seront en open data et livrés en temps réel afin de donner à toutes et tous « des données fiabilisées et stabilisées ».

Par ailleurs, dans cette « même volonté d’associer les Franciliens à cette vaste opération » via l’aide des facteurs et factrices, un troisième volet consistera en la formation de citoyens au signalement d’anomalies ayant un impact sur l’air et leur environnement, comme les odeurs ou encore les gênes respiratoires via une application qui sera lancée courant le mois de mars. Trois mille personnes devraient intégrer ce panel. Coût total de l’opération : 1,5 million.