Colombes victime collatérale

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Le projet se voulait « symbolique » et en faveur de la paix. C'est aujourd'hui que le conseil municipal de Colombes (Hauts-de-Seine) aurait dû signer un traité d'amitié à la fois avec la ville israélienne de Saint-Jean-d'Acre et avec la ville palestinienne de Bethléem. Mais c'était sans compter sur le récent conflit dans la bande de Gaza et la mobilisation d'associations propalestiniennes, ainsi que des élus Verts de la ville opposés à l'initiative. Qui a finalement été abandonnée. « La perception de la démarche par les habitants n'était pas celle que l'on voulait », explique le maire (PS), Philippe Sarre. « Je regrette que cela ne se fasse pas, mais je comprends que pour certains, le moment n'était pas opportun. » « Le projet était déjà mal ficelé avant la guerre à Gaza, car il ne reposait pas sur le mouvement associatif, avance Frédéric Farid Sarkis, conseiller municipal Verts et candidat à la prochaine cantonale partielle. Désormais, il faut refroidir les relations avec Israël tant qu'il surenchérit dans la colonisation. » ■ A. S.