Paris : La fermeture du marché aux oiseaux de l’île de la Cité entérinée

SOCIETE Le Conseil de Paris a répondu aux demandes des défenseurs des animaux de fermer le marché aux oiseaux de l’île de la Cité. Ces derniers dénonçaient un « vestige d’un autre temps »

20 Minutes avec AFP

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Des oiseaux en cage au marché des oiseaux de l'île de la Cité, à Paris. (archives)
Des oiseaux en cage au marché des oiseaux de l'île de la Cité, à Paris. (archives) — Gerard Lacz / Rex Featu/REX/SIPA

Les perruches en cage, c’est terminé. Le Conseil de Paris a entériné ce mercredi la fermeture du marché aux oiseaux sur l’île de la Cité, invoquant des « dysfonctionnements » et répondant aux demandes des défenseurs des animaux qui dénonçaient un « vestige d’un autre temps ».

« Il a été constaté depuis plusieurs années » que ce marché, situé place Louis-Lépine près du célèbre marché aux fleurs, « était devenu l’épicentre d’un trafic d’oiseaux en Ile-de-France », a assuré Christophe Najdovski, maire adjoint de Paris chargé de la condition animale, lors des débats. « Or, malgré un certain nombre d’actions menées, ces trafics perdurent aujourd’hui ».

Les conditions de présentation des oiseaux sont « inacceptables au regard des conditions de bien-être des animaux requises aujourd’hui », a-t-il ajouté. « C’est pourquoi nous nous engageons à modifier le règlement afin d’interdire la vente d’oiseaux et d’autres animaux à l’occasion de la rénovation » du marché aux fleurs annexe.

Une victoire pour les défenseurs des animaux

Les commerçants concernés seront accompagnés dans la période transitoire au cours de laquelle les opérations de contrôle seront renforcées. Selon le maire de Paris centre, Ariel Weil, sur les douze commerçants restants, « dix vendent encore des oiseaux, voire des petits animaux ou d’autres produits. »

L’association de défense des animaux, PAZ (Paris Animaux Zoopolis) avait lancé une pétition début janvier pour demander la fermeture du site, qui a recueilli plus de 2.400 signatures. « Emprisonner des oiseaux est cruel et archaïque », soulignait alors l’association. « En amont du marché aux oiseaux, c’est l’élevage et dans certains cas la capture illégale qui sont encouragés. »