Le parc Astérix euthanasie un de ses dauphins malade

SOCIETE La semaine dernière, l’Assemblée nationale a voté à la quasi-unanimité une proposition de loi pour lutter contre la maltraitance animale. Le parc Astérix a d’ailleurs fermé son bassin. Il a été contraint d’euthanasier un de ses dauphins malade

20 Minutes avec AFP

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Les dauphins du parc Astérix en 2016.
Les dauphins du parc Astérix en 2016. — Lionel Urman/SIPA

Après la décision de fermer son delphinarium à la veille du débat sur la maltraitance animale, le parc Astérix a « dû soulager de ses souffrances » une femelle dauphin malade de 39 ans, faute de pouvoir la transférer comme ses sept congénères.

« Nous avons été contraints de faire le choix triste et très difficile de soulager Femke de ses souffrances », a indiqué mardi dans un communiqué le parc situé près de Paris dans l’Oise, qui avait annoncé fin janvier la fermeture de son bassin datant de 1989 et comptant huit dauphins.

Les autres dauphins ont été transférés

La semaine dernière, l'Assemblée nationale a voté à la quasi unanimité une proposition de loi pour lutter contre la maltraitance animale. Le texte prévoit notamment que la détention et la reproduction des cétacés en captivité soient interdites, tout comme leur participation à des spectacles. En France, trois établissements en possèdent : le parc Astérix, Planète Sauvage et Marineland.

Ces derniers jours, le parc Astérix – qui appartient au groupe Compagnie des Alpes – indique que sept dauphins ont été transférés vers d’autres delphinariums européens. Il souligne que ce « choix des delphinariums a été validé par des experts scientifiques » et « qu’aucun site ou programme de réintroduction ne présentait les garanties requises » pour ces mammifères nés en bassin ou y vivant depuis près de 30 ans.

« Fin de vie rapide et sereine » pour Femke

Concernant la femelle baptisée Femke, le parc évoque « ses difficultés respiratoires sévères, son absence d’interactions avec les soigneurs et les autres dauphins, son état de léthargie avancée et ses arrêts alimentaires répétés », et indique que les vétérinaires chargés d’évaluer sa capacité à supporter un transfert « ont recommandé de lui offrir une fin de vie rapide et sereine, au sein de son environnement familier ».

L’animal était « atteint du Syndrome de Cushing depuis plusieurs années, son état de santé s’était très fortement dégradé ces dernières semaines, conséquence de l’évolution de cette maladie neurodégénérative incurable », est-il précisé.