Seine-et-Marne : L’auteur présumé de nombreuses croix gammées interpellé

SOCIETE Un homme de 41 ans a été arrêté et placé en garde à vue

20 Minutes avec AFP
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Une voiture de police. (Illustration)
Une voiture de police. (Illustration) — Clément Follain / 20 Minutes

« Le/les auteurs ne resteront pas impunis », avait déclaré la préfecture de Seine-et-Marne après la découverte de croix gammées. Ce mardi soir, un homme de 41 ans, a été arrêté et placé en garde à vue, a-t-on appris mardi de source policière.

Cet homme est soupçonné d’avoir réalisé quatorze dégradations entre fin octobre et début janvier, sur des surfaces multiples et variées : des bâtiments publics à Melun, un radar de vitesse sur l’autoroute A5, une soixantaine de tombes du cimetière municipal de Fontainebleau, le mur de la mairie de Vaux-le-Pénil ou encore les églises des villages des Ecrennes et Echouboulains.

Repéré grâce aux images de vidéosurveillance

Toujours de couleur rose, les croix gammées étaient accompagnés d’inscriptions nébuleuses telles que « Biobananas », « Charles », « free party », suscitant l’émoi et l’incompréhension des habitants et pouvoirs publics.

Le suspect a été arrêté en bas de son domicile au Mée-sur-Seine lundi vers 22 heures, alors qu’il « sortait de chez lui avec des bombes de peinture de mêmes caractéristiques que celles utilisées » pour les tags, a indiqué une source policière.

Il a été repéré notamment grâce à des images de vidéosurveillance transmises par la gendarmerie, qui a apporté son concours à l’enquête pilotée par le commissariat de Melun. Inconnu des services de police, le quadragénaire était toujours en garde à vue mardi soir.

« Un individu manifestement fragile psychologiquement »

« C’est un individu manifestement fragile psychologiquement, qui indique avoir eu des différends il y a de nombreuses années avec des membres du collectif de musique techno Biobananas, qui organisait des rave party », a indiqué à l’AFP le parquet de Melun.

« L’auteur est manifestement animé d’un sentiment de persécution, il a voulu attirer l’attention (…) et ne ciblait pas de religion précise ou d’institutions particulières », a ajouté le parquet, précisant qu’il « devrait être déféré demain » en vue d’éventuelles poursuites.