Fêtes illégales : Trois gardes à vue levées à Paris, une personne sera jugée

PROCES L'homme est mis en cause pour « mise en danger de la vie d’autrui »

20 Minutes avec AFP
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Une patrouille de la police. (Illustration)
Une patrouille de la police. (Illustration) — A. GELEBART / 20 MINUTES

Un organisateur de soirées clandestines à Paris, malgré le couvre-feu, va être convoqué devant le tribunal correctionnel après son arrestation dans la nuit de samedi à dimanche, a annoncé le parquet, dimanche, précisant les gardes à vue de trois autres personnes avaient été levées.

Mis en cause pour « mise en danger de la vie d’autrui », cette personne doit être présentée à un magistrat du parquet qui devrait lui remettre une convocation devant le tribunal, a précisé le parquet, qui va demander son placement sous contrôle judiciaire.

Les participants verbalisés

Elle est soupçonnée d’avoir réuni une cinquantaine de personnes pour une soirée dans le 17e arrondissement. Un individu, placé en garde à vue pour avoir participé à l’organisation de ces festivités, a été relâché et la procédure a été classée sans suite.

Les gardes à vue de deux autres personnes, suspectées d’avoir organisé une fête ayant rassemblé une quarantaine de personnes dans le 8e arrondissement, ont été levées et leur procédure classée sans suite. Selon une source policière, 46 personnes participant à la fête ont par ailleurs été verbalisées pour non-respect du couvre-feu dans le 17e, et une quarantaine dans le 8e. Les deux enquêtes ont été confiées aux commissariats des deux arrondissements, selon le parquet.

« C’est complètement irresponsable »

Les policiers sont aussi intervenus lors d’une soirée organisée dans le 13e arrondissement, sous un tunnel de la « petite ceinture », ancienne ligne de chemin de fer qui faisait le tour de Paris, et à Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis), a précisé une source policière.

A Tremblay, la fête illégale se déroulait dans une maison de quartier et était organisée par un agent municipal en CDD, a indiqué le maire de la commune François Asensi (FG). « C’est complètement irresponsable », s’est insurgé l’édile qui va « sanctionner » son agent. Au total, 93 verbalisations ont été dressées lors de « rassemblements festifs » dans la nuit de samedi à dimanche, a indiqué la préfecture de police de Paris dans un tweet​.