Ile-de-France : « HoloStop », des boutons holographiques expérimentés dans des bus

TRANSPORTS RATP Dev, filiale du groupe RATP, commence à déployer des boutons d’arrêts holographiques sur le réseau de bus de Saint-Quentin-en-Yvelines

R.L.

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Le dispositif "HoloStop" est actuellement déployé dans cinq bus
Le dispositif "HoloStop" est actuellement déployé dans cinq bus — RATP Dev
  • Baptisés « HoloStop », des boutons d’arrêts holographiques sont testés partir de ce lundi dans cinq bus du réseau de Saint-Quentin-en-Yvelines.
  • Ce procédé doit permettre de lutter contre la transmission des virus dans les transports en commun.
  • « Ce projet est la parfaite illustration de notre philosophie en matière d’innovation : mettre la technologie au service d’un usage utile et pragmatique », explique Sophie Hassan, directrice marketing Ile-de-France pour RATP Dev.

La RATP continue à se projeter dans le futur. Après avoir dévoilé, en octobre dernier, avec plusieurs partenaires, le visage de futurs taxis volants, la RATP a présenté ce lundi des boutons d’arrêts holographiques pour le réseau de bus. A la manœuvre : RATP Dev, filiale du groupe RATP.

Pour l’heure, il s’agit d’une expérimentation. Basé sur le savoir-faire de la société française MZ Technologie et baptisé « HoloStop », le projet est testé partir de ce lundi dans cinq bus du réseau de Saint-Quentin-en-Yvelines. Le but : demander l’arrêt sans avoir de contact avec un bouton, répondant ainsi à une contrainte sanitaire.

Diminuer les risques de transmission des virus

À l’origine du déploiement de cette technologie « figurent les mesures sanitaires de prévention duCovid-19 et le souci de leur mise en œuvre pragmatique par RATP Dev », se félicite la RATP. « En supprimant les surfaces de contact, ce dispositif "HoloStop" diminue les risques de transmission des virus », note-t-on au sein du groupe. Depuis le début de la crise sanitaire, la RATP a fait du nettoyage des véhicules une priorité.

Grâce à des procédés de désinfections par nébulisation, l’entreprise promet depuis plusieurs mois que les transports en commun sont « des espaces sûrs pour les usagers ». « Le métro n’a jamais été aussi désinfecté, aussi nettoyé », affirmait début septembre, Valérie Pécresse, la présidente de la région Ile-de-France et d’Ile-de-France Mobilités. Et avec la nébulisation, un bus est actuellement désinfecté en deux minutes et 40 secondes et une rame de métro entière en moins de 5 minutes. Mais le déploiement de boutons d’arrêt sans contacts « représente une étape supplémentaire ».

Concrètement comment cela fonctionne ? Les nouveaux dispositifs holographiques prennent la place des boutons d’arrêts classiques. Il suffit au voyageur de passer le doigt sur le bouton virtuel pour que celui-ci enregistre la demande d’arrêt, comme un bouton classique. Le dispositif émet un court son et change brièvement de couleur pour informer que l’action a bien été prise en compte.

« Les boutons holographiques sont une prouesse »

« Ce projet est la parfaite illustration de notre philosophie en matière d’innovation : mettre la technologie au service d’un usage utile et pragmatique. Les boutons holographiques sont une prouesse, mais leur usage est simple, leur coût maîtrisé et leur finalité apporte un vrai "plus" à la sécurité de tous », fait savoir Sophie Hassan, directrice marketing Ile-de-France pour RATP Dev. Initialement utilisé pour équiper les ascenseurs, ce procédé holographique a été réadapté pour répondre aux contraintes propres aux transports en commun.

« L’adaptation de notre solution pour la rendre compatible à l’environnement spécifique des véhicules de transport public s’est faite très rapidement. Cela démontre à la fois la robustesse de notre produit, mais également sa grande adaptabilité. Dans le contexte de crise sanitaire que nous traversons, ces deux caractéristiques sont essentielles », note de son côté Marc Zerad, fondateur de MZ Technologie.