Pourquoi l’autocar de la ville de Drancy ne pouvait-il plus circuler « en toute sérénité » à Paris ?

TRANSPORT La ville de Drancy a investi dans un autocar électrique pour éviter que ses scolaires, seniors, sportifs ou associations soient bloqués aux portes de Paris

F.H.

— 

L'autocar électrique acheté par la ville de Drancy.
L'autocar électrique acheté par la ville de Drancy. — Ville de Drancy

« La ville de Drancy va de nouveau pouvoir circuler dans Paris en toute sérénité », se félicite un communiqué de presse de la commune de  Seine-Saint-Denis. Mais pourquoi l’autocar communal ne pouvait-il plus entrer dans la capitale par la porte de la Villette ou la porte de Pantin ? Tout simplement à cause de la mise en place par la ville de Paris d’une Zone à faibles émissions (ZFE) qui impose aux véhicules les plus polluants des restrictions de circulation (la fameuse vignette Crit'Air).

Pour permettre à ses scolaires, ses seniors, ses sportifs ou ses associations d’accéder à la capitale, Drancy « entame le renouvellement graduel de son parc de six autocars diesel » et vient d’acquérir un autocar électrique. « La ville est la première de France à en acheter un », souligne-t-on à la mairie. Le véhicule de 59 places est de la marque chinoise BYD, dont certains ebus roulent à Dunkerque ou à Orléans.

Un investissement pas négligeable. La maire de Drancy, Aude Lagarde, indique que « la moitié du prix de cet investissement » a été couvert par la préfecture de Seine-Saint-Denis à hauteur de 100.000 euros et via une subvention de 129.000 euros de la Métropole du Grand Paris.

La ville de Drancy doit recevoir un deuxième e-autocar d’ici 10 mois.