Essonne : Une information judiciaire ouverte pour tentative de meurtre, après l’agression d’un policier

ENQUETE Le pronostic vital de l’agent est engagé après qu’il a été renversé par un automobiliste dans la nuit de mardi à mercredi à Savigny-sur-Orge

20 Minutes avec AFP

— 

Illustration d'une patrouille de police.
Illustration d'une patrouille de police. — C. Allain / 20 Minutes

Une information judiciaire pour tentative de meurtre a été ouverte ce jeudi par le parquet d’Evry (Essonne) après l’agression d’un policier à Savigny-sur-Orge, renversé dans la nuit de mardi à mercredi et dont le pronostic vital reste engagé.

Mardi, vers 1h30 du matin, un équipage de la Brigade anticriminalité (BAC) a voulu contrôler l’identité de personnes considérées « suspectes à proximité d’un véhicule qui s’avérait être volé », selon le parquet. Le conducteur a alors démarré « subitement » et « percuté » un brigadier-chef de police, « avant de lui rouler dessus pour prendre la fuite », a détaillé la procureure d’Evry, Caroline Nisand, dans un communiqué.

Un suspect connu des services de police

Le brigadier, âgé de 40 ans, souffre d’une fracture à la jambe et d’un traumatisme crânien, selon des sources policières. A ce jour, le conducteur, qui a été identifié par la police, n’a pas été interpellé. Selon une autre source policière, il est né en 1981 et est « défavorablement connu » des services de police. La zone où a eu lieu l’incident est souvent victime de cambriolages.

L’information judiciaire a été ouverte dans un contexte de malaise policier après une série d’agressions ces derniers jours visant les forces de l’ordre, notamment l’attaque aux mortiers d’artifice du commissariat de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) le week-end passé et l’agression par balles de deux policiers à Herblay (Val-d’Oise) la semaine dernière. Par ailleurs, à Bagneux (Hauts-de-Seine), une enquête a été ouverte ce jeudi après qu’un automobiliste a manqué de renverser un policier en prenant la fuite après un contrôle routier.

Dans ce contexte, les syndicats de police se sont félicités ce jeudi d’avoir obtenu des « engagements » sur une loi prévoyant un durcissement de la répression pour les « agresseurs de policiers », après avoir été reçus par Emmanuel Macron.