Essonne : Le fondateur de l’ONG Baraka City en garde à vue pour harcèlement sur Twitter

ENQUETE Une femme l’accuse de diffamation sur les réseaux sociaux, et du vol d’une lettre dans sa boîte aux lettres

20 Minutes avec AFP

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Illustration de la police.
Illustration de la police. — SYSPEO / SIPA

Le président de l’ONG Baraka City, Driss Yemmou, a été interpellé et placé en garde à vue ce mercredi dans le cadre d’une enquête pour harcèlement sur les réseaux sociaux, a annoncé le parquet d’Evry.

Le domicile et le lieu de travail du fondateur de cette association caritative musulmane, populaire et controversée, ont quant à eux fait l’objet de perquisitions dans l’Essonne, a précisé le parquet dans un communiqué. Son interpellation et ces perquisitions font suite à une plainte déposée le 18 septembre dernier par une chroniqueuse de la radio RMC qui faisait état de « 120 tweets diffamatoires » publiés par Driss Yemmou sur son compte Twitter.

Un courrier volé

La plainte vise également la création, par le fondateur de l’ONG, « d’un hashtag dénonçant sa personne, repris dans près de 1500 tweets » ainsi que la publication d’une « photographie d’un courrier recommandé volé dans sa boîte aux lettres », précise le parquet. Driss Yemmou est soupçonné de « harcèlement au moyen d’un support numérique ou électronique ayant entraîné une ITT supérieure à 8 jours et vol de correspondance avec dégradation », des faits passibles de cinq ans d’emprisonnement.

Fondée par des musulmans au profil salafiste, Baraka City organise des campagnes de dons, en particulier lors du Ramadan et via les réseaux sociaux, qui drainent plusieurs millions d’euros pour financer des projets humanitaires.

L’ONG, dont le compte Facebook est suivi par plus de 710.000 personnes, a suscité un fort engouement chez beaucoup de jeunes croyants mais aussi la suspicion pour ses prises de position parfois radicales.