Les naissances font gonfler la capitale

NATALITE Paris peut remercier ses bébés. Pour la première fois depuis le début des années 1950, la capitale gagne des habitants...

Carole Bianchi

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Un nourrisson de 6 mois est décédé à l'hôpital Necker à Paris à la suite d'une "suspicion d'erreur" intervenue à l'hôpital de pédiatrie et de rééducation de Bullion (Yvelines), a annoncé samedi le ministère de la Santé, dans un communiqué.
Un nourrisson de 6 mois est décédé à l'hôpital Necker à Paris à la suite d'une "suspicion d'erreur" intervenue à l'hôpital de pédiatrie et de rééducation de Bullion (Yvelines), a annoncé samedi le ministère de la Santé, dans un communiqué. — Didier Pallages AFP/Archives

Paris peut remercier ses bébés. Pour la première fois depuis le début des années 1950, la capitale gagne des habitants. Selon le dernier recensement, compilé par l'Insee Ile-de-France et rendu public aujourd'hui, la ville comptait 2.181 400 habitants au 1er janvier 2006, soit 56.100 de plus qu'en 1999. Cette progression est uniquement due à un solde naturel plus important (+ 0,7 % de croissance annuelle). Car le solde migratoire, lui, reste négatif (- 0,4 %).

«Paris redevient attractif pour les familles», souligne Patrick Pétour, directeur adjoint de l'Insee Ile-de-France. Selon lui, ce recentrage démographique, concentré dans le nord et l'est de la ville, s'explique par «une politique assez active de construction de logements et d'infrastructures comme les crèches, qui permettent d'allier plus facilement vie professionnelle et personnelle». «Les dernières tendances montrent que la croissance démographique va continuer quelques années», ajoute l'analyste.

Les communes limitrophes connaissent la même évolution. «C'est encore plus marquant qu'à Paris, relève Patrick Pétour. Notamment dans les Hauts-de-Seine et la Seine-Saint-Denis. Nous avons remarqué que le taux de logements vacants a largement baissé, contrairement au taux de résidences principales qui a, lui, augmenté.» La perdante est la grande couronne, dont la croissance est en très fort ralentissement. Seule la Seine-et-Marne est un peu plus dynamique, avec Marne-la-Vallée ou Bussy-Saint-Georges, qui a doublé sa population entre 1999 et 2006. Reste à voir si la tendance se confirmera au cours de la prochaine campagne de recensement, qui débute... jeudi.