Seine-Saint-Denis : Une prime de 10.000 euros versée aux fonctionnaires à partir du 1er octobre

RECOMPENSE Cette prime de « fidélisation » récompensera les fonctionnaires restés au moins cinq ans en Seine-Saint-Denis

20 Minutes avec AFP

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Le 23 octobre, à Bobigny (Seine-Saint-Denis). Le parvis du palais de justice de Bobigny.
Le 23 octobre, à Bobigny (Seine-Saint-Denis). Le parvis du palais de justice de Bobigny. — Clément Follain / 20 Minutes

Pour récompenser les fonctionnaires restés au moins cinq ans en Seine-Saint-Denis, la prime de « fidélisation », annoncée il y a onze mois, sera versée à partir du 1er octobre, a annoncé Matignon, ce jeudi, à la veille d’un déplacement de Jean Castex dans le département. « Le Premier ministre présentera vendredi le décret sur la prime de fidélisation, qui sera opérationnelle au 1er octobre », a indiqué Matignon.

Cette enveloppe, chiffrée à 15 millions d’euros par an, est destinée aux personnels de la fonction publique d’Etat (police, justice, Education nationale…) restant dans le 93, qui « n’arrive pas à pérenniser ses fonctionnaires », font valoir les services du Premier ministre. Un tiers des magistrats se renouvelle chaque année et plus de 60 % des enseignants exercent en Seine-Saint-Denis leur premier poste, car envoyés dans le département pour combler les départs. Avec ce dispositif, un agent entré dans une administration de Seine-Saint-Denis au 1er janvier 2021 pourra toucher 10.000 euros au 1er janvier 2026.

« Mais le système est aussi conçu pour que des personnes déjà en place puissent en bénéficier », selon un certain pro rata, assure-t-on à Matignon. Par exemple, un agent ayant déjà passé quatre ans en Seine-Saint-Denis au 1er janvier 2021 pourra prétendre à une prime de 2.000 euros au 1er janvier 2022. Cette prime avait été promise par le prédécesseur de Jean Castex, Edouard Philippe. Il avait dévoilé le 31 octobre 2019 une batterie de 23 mesures d’aides à ce département, qui cumule un spectre important de difficultés. Le taux de pauvreté y est par exemple de 28,6 %, le double de la moyenne nationale.

« Un acte 2 » de ce plan d’urgence en préparation

Vendredi matin, Jean Castex ira donc « sur le terrain pour vérifier que les engagements sont bien concrétisés ». Il se rendra d’abord dans un commissariat de Saint-Ouen, situé en zone de reconquête républicaine, mettre en exergue l’arrivée de 50 nouveaux policiers sur le département (25 à Saint-Ouen, 25 à la Courneuve). Sur les 100 officiers de police judiciaire annoncés il y a près d’un an, une moitié arrivera dans les prochains jours et l’autre en 2021, indique-t-on à Matignon.

Jean Castex se rendra ensuite au tribunal de Bobigny constater l’avancée des travaux d’extension, qui doivent s’achever fin 2025. Trente-cinq postes de greffiers et 12 de magistrats y ont été créés. Enfin, Jean Castex réunira élus et acteurs locaux à la Cité fertile de Pantin, pour échanger sur la mise en place des mesures sur la santé ou l’éducation. Et il fera part de sa volonté de « travailler à un acte 2 » de ce plan d’urgence « dont il faut encore définir les axes », relève-t-on à Matignon.