pourquoi la neige a-t-elle paralysé Roissy ?

Alexandre Sulzer

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Pour Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat aux Transports, la gestion de l'épisode neigeux lundi et mardi à Roissy a révélé des « dysfonctionnements inacceptables ». Le ministre a donc demandé hier à la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) une enquête administrative dont les premiers résultats devraient être communiqués dès vendredi. « Il ne s'agit pas de pointer du doigt un opérateur en particulier mais d'identifier l'origine des difficultés en étudiant le suivi de la crise », précise le ministère.

A la fois juge et partie, puisque c'est elle qui attribue les autorisations d'atterrissage et de décollage, la DGAC s'est refusée à tout commentaire. Une source proche du dossier confie toutefois qu'il y a eu des « couacs » dans la circulation de l'information entre les différents acteurs. Du côté d'Aéroports de Paris (ADP), gestionnaire du site, on se borne à indiquer que « les capacités aéroportuaires étaient revenues à la normale » en fin d'après-midi lundi et on refuse de commenter l'enquête. Même son de cloche chez Air France, qui avait annulé 150 des 400 vols programmés.

Hier, les vols à Roissy enregistraient un retard moyen d'une demi-heure en raison, selon ADP, « des intempéries rencontrées dans certains aéroports européens ». ■