Seine-Saint-Denis : Quatre policiers en garde à vue à l’IGPN dans le scandale de la compagnie de sécurisation et d’intervention

ENQUETE Plusieurs membres de ce service de police, aujourd’hui dissous, sont soupçonnés de falsification de procès-verbaux et de violences. Quatre autres fonctionnaires avaient été mis en examen au début de l’été

Cl.G. et T.C.

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Des policiers d'une CSI francilienne en 2012 (photo d'illustration)
Des policiers d'une CSI francilienne en 2012 (photo d'illustration) — A. GELEBART / 20 MINUTES

Les enquêtes visant la compagnie de sécurisation et d'intervention de la Seine-Saint-Denis se poursuivent. Quatre policiers ont été placés en garde à vue dans les locaux de l' IGPN ce mardi, apprend 20 Minutes de source judiciaire, confirmant une information du Parisien. La police des polices soupçonne ces fonctionnaires de violences par personne dépositaires de l’autorité publique et faux en écriture publique.

Au total, une quinzaine d’enquêtes visent depuis le début de l’été une partie des 148 fonctionnaires affectés au sein de l’ancienne CSI de la Seine-Saint-Denis, créée en 2008 pour réaliser des missions de sécurisation des quartiers ou de maintien de l’ordre.

Déjà quatre mises en examen

De longue date dans le collimateur de l’IGPN, certains agents sont notamment soupçonnés de racket auprès de trafiquants de drogue, comme l'avait révélé France Inter il y a quelques mois​. A l’issue de leur garde à vue, en juillet, quatre policiers avaient déjà été mis en examen pour « faux et usage de faux en écriture publique », « atteinte arbitraire à la liberté individuelle ». Trois des agents avaient aussi écopé d’une mise en examen pour « violences volontaires en réunion ».

La révélation de soupçons de violence et de falsification de procès-verbaux avait conduit le préfet de police, Didier Lallement, à dissoudre l'unité en juillet.