Démission de Pierre Aidenbaum : Anne Hidalgo appelle à laisser la justice trancher « sereinement »

POLITIQUE « Maintenant à la justice de trancher, moins il y aura de commentaires autour de ce travail, mieux on pourra avancer », a affirmé la maire de Paris, au micro d'Europe 1

20 Minutes avec AFP

— 

Anne Hidalgo et Pierre Aidenbaum en juillet 2020.
Anne Hidalgo et Pierre Aidenbaum en juillet 2020. — Thibault Camus/AP/SIPA

Elle est revenue sur le sujet. La maire de Paris Anne Hidalgo a évoqué ce mercredi une situation « humainement très compliquée » pour son ex-adjoint Pierre Aidenbaum, accusé de harcèlement sexuel, en appelant à laisser la justice trancher « sereinement ».

« Ce sont des faits très compliqués, humainement c’est très dur ce genre de situation, et moi je réagis comme doit réagir un responsable en l’occurrence une responsable politique : lorsqu’il y a un fait qui vous est mentionné, vous devez le signaler à la justice », a-t-elle dit sur Europe 1. « Maintenant à la justice de trancher, moins il y aura de commentaires autour de ce travail, mieux on pourra avancer », a-t-elle ajouté.

« On a changé d’époque »

La maire de Paris a souligné qu'« on a changé d’époque, et c’est très bien, la parole des femmes s’est libérée », et elle « conduit à ce qu’il y a beaucoup plus d’actions en justice sur ce type d’actes. Ce n’est pas à moi d’en juger, c’est à la justice qui est saisie, et elle fera son travail, et qu’elle le fasse le plus sereinement possible », a-t-elle souhaité.

Maire PS du 3e arrondissement de la capitale pendant 25 ans, puis depuis juillet nouvel adjoint à la mairie de Paris, chargé de la Seine, Pierre Aidenbaum fait l’objet d’accusations de harcèlement sexuel de la part d’une proche collaboratrice, qui l'ont conduit à démissionner lundi.

La mairie de Paris a annoncé avoir « immédiatement » signalé ces faits au parquet de Paris qui, dans la foulée, a confirmé l’ouverture d’une enquête pour « agression sexuelle » confiée à la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) de la PJ parisienne.

C’estla deuxième démission sur fond de scandale sexuel à laquelle est confronté l’exécutif parisien depuis la mise en place de la nouvelle équipe municipale début juillet, après celle de Christophe Girard, adjoint à la Culture.