Après Saint-Paul, la préfecture

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Après les tentes, la convocation en préfecture. Les 56 sans-papiers du mouvement des « oubliés de Saint-Paul » - qui occupaient depuis le printemps l'église de Nanterre (Hauts-de-Seine) - sont reçus à partir d'aujourd'hui et jusqu'au 14 janvier à la préfecture pour un examen « loyal » au cas par cas de leur dossier de régularisation. Telle était la promesse du préfet en échange de la fin de l'occupation du lieu de culte à Noël. Le diocèse de Nanterre avait d'ailleurs porté plainte tandis que les sans-papiers avaient reçu le soutien de personnalités, comme l'actrice Josiane Balasko ou le politique Olivier Besancenot (NPA).

Si les sans-papiers ont accepté le deal et ont obtenu des solutions individuelles d'hébergement, ils restent « sceptiques ». Et préviennent : « Si nous ne sommes pas tous régularisés, nous envisagerons une nouvelle forme d'action. » Fin octobre, une première étude des dossiers par les autorités avait conclu que seuls sept dossiers étaient « susceptibles de faire l'objet d'un examen plus approfondi ».

A. S.