Une rentrée sereine à Joinville

Carole Bianchi

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Le décès du petit Yliès, survenu le 24 décembre après une erreur médicale à l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul (14e), avait suscité un vif émoi. Mais douze jours plus tard, ses camarades de l'école maternelle du Centre, à Joinville-le-Pont (Val-de-Marne), ont repris leur scolarité dans la sérénité.

Comme pour chaque événement grave, l'inspection académique du Val-de-Marne avait instauré hier une cellule psychologique. Une spécialiste est venue dans chaque classe « évaluer le besoin de parler des enfants », a indiqué l'inspecteur académique, Didier Jouault. « La psychologue a expliqué la mort d'Yliès, raconte une institutrice visiblement émue. Elle a demandé si les élèves voulaient poser des questions. Les enfants ne semblaient pas perturbés. » Le reste du personnel préférait garder le silance.

Parmi les parents, peu étaient au courant de la scolarisation d'Yliès au sein de l'établissement. « Mon petit vient de m'en parler, relève Saloua, mère de Mohamed, âgé de 5 ans et demi, hier midi devant les grilles de l'école. Il n'était pas dans la même classe qu'Yliès, mais il m'a dit qu'il était très affectueux. Ils jouaient ensemble dans la cour et au centre de loisirs. Cela m'attriste. »

« Les enfants de maternelle n'ont pas le même niveau de conscience qu'en primaire, précise Didier Jouault. Mais ces mesures systématiques de prévention sont nécessaires. » L'an passé, la psychologue du Val-de-Marne formée aux gestions de crise est intervenue « entre dix et quinze fois », selon l'inspection académique. Ce qui reste infime par rapport aux 780 établissements de primaire et secondaire du département.