Du sursis pour les policiers violents

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L'absence de réquisitions n'a pas empêché le tribunal correctionnel de Créteil (Val-de-Marne) de trancher. Hier, quatre policiers de la brigade anticriminalité ont été condamnés à huit mois de prison avec sursis pour « violences volontaires en réunion ». Les fonctionnaires ont immédiatement indiqué qu'ils feraient appel du jugement qui n'a pas été assorti d'une inscription au casier judiciaire.

Le 17 mai 2003 à Champigny-sur-Marne, les quatre fonctionnaires, dont une femme, avaient interpellé de façon musclée Jamel B., 24 ans, pour « délit de fuite » après avoir conduit une minimoto sans casque. Cinq jours plus tard, le jeune homme était opéré pour une ablation de la rate et une partie du pancréas, atteints par « un coup direct, violent et très localisé », selon deux expertises médicales. Hier, Jamel a exprimé « sa satisfaction de voir la vérité enfin sortir » et son avocat, Gérard Zbili, a salué l'« indépendance des juges ». Pendant l'instruction du dossier, le parquet avait requis à deux reprises un non-lieu.