Paris : Le parquet de Paris ouvre une enquête après la plainte d’un homme victime d’une violente agression antisémite

FAITS DIVERS Il avait été laissé inconscient dans un immeuble après avoir été pris à partie par deux hommes

20 Minutes avec AFP

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Illustration d'une voiture de police.
Illustration d'une voiture de police. — ALIX WILLIAM

Les faits remontent au jeudi 6 août. Alors qu’il se rendait au domicile de ses parents pour récupérer sa fille de 7 mois, un jeune homme a été victime d’une violente agression antisémite à Paris. David, âgé de 29 ans, a porté plainte alors qu’il avait été laissé inconscient par ses deux agresseurs, a appris mardi l’AFP de source policière. Le parquet de Paris a annoncé ce mercredi avoir ouvert depuis une enquête pour « vol aggravé » et à caractère antisémite.

Ce père de famille raconte avoir été pris à partie par deux hommes alors qu’il se trouvait dans l’ascenseur, a expliqué une source policière confirmant une information du Parisien. Il a rapporté avoir été insulté, traité de « sale juif, sale race » puis avoir reçu des coups.

Violences et vol d’une montre

« Il dit s’être fait étrangler à plusieurs reprises puis a été poussé dans les escaliers et a perdu connaissance », a poursuivi la même source, précisant que l’homme s’était vu prescrire une incapacité totale de travail n’excédant pas huit jours.

C’est le père du jeune homme qui l’a découvert dans la cage d’escalier, s’inquiétant de ne pas le voir arriver. Les agresseurs ont également volé sa montre Rolex d’une valeur de 10.000 euros, selon la source policière. « Nous demandons aux services de police chargés de l’enquête de tout mettre en œuvre (traces papillaires, tests ADN, vidéos surveillance, etc.) pour identifier les agresseurs et les interpeller », a déclaré le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA) dans un communiqué, indiquant se constituer partie civile.

Une autre plainte déposée

Selon Le Parisien, le BNCVA aurait également déposé plainte pour violences volontaires en réunion, aggravée, à caractère antisémite. « Nous l’avons transmise au procureur de la République, précise Sammy Ghozlan, président du BNVCA. C’est important que la victime ne se sente pas seule. Nous voulons qu’il ait l’association derrière lui pour le soutenir. Et nous voulons aussi que les services enquêteurs mettent tout en œuvre pour retrouver les auteurs mus par la haine du juif », rapporte le quotidien. La maire de Paris, Anne Hidalgo, a elle aussi apporté son soutien à la victime dans un message posté mardi 11 août sur Twitter.