Démission de Christophe Girard : « Non, Gabriel Matzneff n’est pas un ami », assure l’ancien adjoint d’Anne Hidalgo

MAIRIE DE PARIS Christophe Girard, qui a démissionné de ses fonctions d’adjoint en charge de la culture à la mairie de Paris, est revenu sur France Inter sur les liens qu’il entretenait avec l’écrivain Gabriel Matzneff

F.H. avec AFP

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Christophe Girard, ex-adjoint d'Anne Hidalgo en charge de la Culture à la mairie de Paris. (Archives)
Christophe Girard, ex-adjoint d'Anne Hidalgo en charge de la Culture à la mairie de Paris. (Archives) — AFP

Gabriel Matzneff « n’est pas un ami », a assuré Christophe Girard sur France Inter, ce jeudi matin. Il a de nouveau nié toute relation d’amitié avec Gabriel Matzneff. « Je le voyais régulièrement, comme des centaines, des milliers d’artistes plasticiens, musiciens, poètes, écrivains, mais des milliers en vingt ans », a-t-il fait valoir. Il a admis n’avoir « sans doute pas suffisamment » lu les écrits de Matzneff et « c’est le grand reproche que je peux me faire », a-t-il déploré

L’ancien adjoint d’Anne Hidalgo à la maire de Paris estime que cette affaire « est un montage politique pour affaiblir la maire de Paris et m’effacer ». Il assure avoir servi de « premier fusible, il y en aura d’autres ». Jeudi dernier, Christophe Girard a démissionné de ses fonctions auprès d’Anne Hidalgo après des attaques d’élus écologistes à la suite de  son audition en mars dans l’enquête « pour viols sur mineurs » visant l’écrivain.

Vendredi, la tension entre l’exécutif et les deux élues ayant appelé à manifester contre lui a atteint un paroxysme en plein Conseil de Paris. Revenant sur son départ, il a estimé que « c’était la bonne décision ». Mais « je n’ai pas démissionné sous la pression, j’ai fait le choix que ce serait très compliqué et invivable, étant un bon connaisseur des Etats-Unis et du mouvement que l’on appelle cancel culture […] la mise au pilori, la lapidation des personnes publiques et du monde de la culture », a-t-il précisé.

« Une faute républicaine »

Il a également salué « le courage d’Anne Hidalgo et son amitié sans faille, parce qu’elle connaît la vérité ». Interrogé sur Alice Coffin, l’une des deux élues EELV qui a participé à la manifestation réclamant son départ, il a estimé qu’elle « a été sans doute débordée par des banderoles de la haine » tout en lui reprochant « une faute républicaine ».

Christophe Girard a assuré avoir reçu « nombre de messages parmi les 23 élus écologistes qui me connaissent depuis longtemps et qui sont venus me dire à titre privé qu’ils me soutiennent ».