Grand Paris : A la surprise générale, Patrick Ollier réélu à la tête de la Métropole

POLITIQUE Patrick Ollier avait été battu lors d’une primaire de la droite mais sa candidature lors du vote n’était pas exclue

20 Minutes avec AFP

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Patrick Ollier, le 8 décembre 2014.
Patrick Ollier, le 8 décembre 2014. — REVELLI-BEAUMONT NICOLO/SIPA
  • A l’issue d’un second tour, Patrick Ollier a obtenu 133 voix sur 137 suffrages exprimés, mais en l’absence de nombreux élus de la droite.
  • Mardi, lors d’une primaire de la droite, il avait été écarté, battu par le maire de l’Haÿ-les-Roses (Hauts-de-Seine) et proche de la présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse.
  • A son arrivée à l’Elysée, Emmanuel Macron avait annoncé en juillet 2017 son intention de réformer cette métropole peu connue pour la hisser aux standards internationaux.

Surprise générale. A la tête du Grand Paris depuis sa création en 2016, Patrick Ollier qui avait été battu lors d’une primaire, a finalement été élu ce jeudi à la tête de la Métropole du Grand Paris, après le désistement de son rival.

« La Métropole du Grand Paris a gagné. Elle reconduit à la présidence quelqu’un qui, avec son équipe, a tout fait pour que cette métropole soit la plus utile aux communes qui la composent. Je veux être utile aux maires », a déclaré après sa réélection Patrick Ollier, 75 ans.

« Je n’ai pas été candidat au premier tour »

A l’issue d’un second tour, Patrick Ollier a obtenu 133 voix sur 137 suffrages exprimés, mais en l’absence de nombreux élus de la droite qui avaient quitté la salle, contestant des tractations entre les proches d’Anne Hidalgo, le président sortant et les centristes de l’UDI.

« Je n’ai pas été candidat au premier tour parce que j’ai respecté les règles de mon parti qui ne m’avait pas retenu », a rappelé Patrick Ollier, maire de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) depuis seize ans.

Mardi, lors d’une primaire de la droite, il avait été écarté, battu par le maire de l’Haÿ-les-Roses (Hauts-de-Seine) et proche de la présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse (ex-LR, Libres !), farouche opposante à la MGP, Vincent Jeanbrun.

Il y avait « un risque de faire éclater notre travail ensemble » et « je suis républicain, je sais travailler avec les groupes socialistes, écologistes, communistes et avec mes amis de l’UDI », a plaidé Patrick Ollier.

« Ce n’est pas la démocratie mais le népotisme »

« Depuis des années, Valérie Pécresse essaye de dynamiter de l’intérieur comme de l’extérieur cette métropole », a déclaré devant la presse Anne Hidalgo, qui confortée après la réélection de Patrick Ollier, a rappelé à sa rivale que « la MGP ne peut pas être l’otage du démarrage d’une campagne régionale ».

« Ce n’est pas la démocratie mais le népotisme », a dénoncé le candidat malheureux, Vincent Jeanbrun, après avoir quitté l’assemblée. « On a la grande-duchesse de la métropole, qui s’appelle Madame Hidalgo, et qui a donné, comme à la noblesse de la grande époque, les postes, les fauteuils et les délégations », a-t-il taclé.

Le Grand Paris regroupe la capitale et 130 communes d'Ile-de-France, pour plus de sept millions d’habitants, mais son existence même et son périmètre sont contestés.

A son arrivée à l’Elysée, Emmanuel Macron avait annoncé en juillet 2017 son intention de réformer cette métropole peu connue pour la hisser aux standards internationaux. Il entendait en simplifier les structures pour éviter notamment les doublons avec les autres niveaux de collectivité (communes, départements, régions IDF), mais le projet s’est enlisé.