Seine-Saint-Denis : Le maire de Stains mis en demeure de modifier la fresque sur Adama Traoré et George Floyd

VIOLENCES Cette fresque représente Adama Traoré, mort en 2016, et George Floyd, décédé lors de son interpellation par la police fin mai à Minneapolis

20 Minutes avec AFP

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Un homme passe devant la fresque du Collectif Art, à Stains.
Un homme passe devant la fresque du Collectif Art, à Stains. — FRANCOIS GUILLOT / AFP

Le maire PCF de Stains Azzédine Taïbi a été mis en demeure par le préfet de Seine-Saint-Denis de modifier la fresque « contre le racisme et les violences policières », a indiqué ce vendredi l’élu.

« Monsieur le préfet me met en demeure de supprimer le mot "policières" de la fresque. Cette injonction étaitcelle du syndicat de policiers Alliance. Je ne saisis pas le sens de cette mise en demeure infondée », a déclaré Azzédine Taïbi qui a mandaté son avocat Arié Alimi « afin d’étudier les suites à donner au préfet ».

Un rassemblement des policiers

Réalisée par un collectif d’artistes locaux et inaugurée il y a plus d’une semaine en présence du maire, cette fresque représente, sur un fond bleu agrémenté de nuages, les visages de George Floyd, Américain noir asphyxié par un policier blanc lors de son interpellation aux États-Unis, et d’Adama Traoré, mort en juillet 2016 après son arrestation par les gendarmes à Beaumont-sur-Oise (Val-d’Oise). Une phrase les surplombe : « Contre le racisme et les violences policières ».

Cette fresque avait suscité la colère du syndicat Alliance qui avait organisé le 22 juin un rassemblement devant la préfecture de Seine-Saint-Denis et une délégation avait été reçue par le préfet.

Au même moment à Stains, 150 personnes s’étaient rassemblées devant la fresque controversée à l’appel du Comité Adama Traoré. Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner avait estimé le lendemain sur Twitter que la fresque mettait « en scène un amalgame honteux entre racisme, violence et forces de l’ordre » et a soutenu « l’initiative » du préfet de Seine-Saint-Denis.