Les dons de denrées ne sont pas en reste

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Les dons d'aliments fonctionnent à plein régime. Il y a dix jours la banque alimentaire de Paris Ile-de-France organisait sa collecte annuelle de vivres et récoltait 1 500 tonnes de nourriture en un week-end, soit une augmentation de 20 % par rapport à l'année passée. De quoi rassurer ses dirigeants, qui craignaient que la crise économique n'entame la générosité des donateurs franciliens. « Elle a été au rendez-vous, les gens ont été sensibles à ce qui s'est passé au bois de Vincennes (12e) » analyse Frank Mandefield, président de la banque alimentaire dans la région, faisant référence aux nombreux SDF qui y sont décédés depuis le début de l'hiver. « Tout le monde nous en parle », souffle-t-il.

Un élan de solidarité qui tombe à pic pour les 280 associations franciliennes qui ont recours à ses services et qui font face cette année à une recrudescence des besoins. « On parle d'une augmentation de 15 % sur la région en moyenne, mais nous constatons des pics à certains endroits. A Sarcelles, par exemple, le nombre de bénéficiaires a explosé, mais nous ne nous l'expliquons pas », commente Frank Mandefield. Il a surtout décelé « une augmentation du nombre de travailleurs pauvres, des personnes qui ont des revenus, mais pas suffisamment pour se nourrir, ou des personnes qui ont de petites retraites ». Dans les associations qui travaillent avec la banque alimentaire, les repas, colis ou produits dans les épiceries sociales sont soit gratuits, soit vendus « au maximum 10 % des prix du marché ».

M. G.