Déconfinement à Paris : Rachida Dati s’alarme des « tensions » que pourrait générer l’extension des terrasses

CAMPAGNE Rachida Dati affirme que l'extension des terrasses dans la capitale pourrait créer des tensions avec les riverains et les piétons

20 Minutes avec AFP

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Rachida Dati s'attaque à Anne Hidalgo sur la question de l'extension des terrasses.
Rachida Dati s'attaque à Anne Hidalgo sur la question de l'extension des terrasses. — Jacques Witt/SIPA

L’extension des terrasses parisiennes ne fait pas l’unanimité. La candidate LR à la mairie de Paris Rachida Dati prédit des « tensions » avec riverains et piétons. « On va déconfiner les terrasses, mais il n’y a pas eu d’anticipation (…) Ca n’a pas été concerté avec les cafetiers, et encore moins avec les riverains », a pointé à Europe 1 l’actuelle maire du 7e arrondissement, critiquant en creux la maire sortante Anne Hidalgo​ (PS).

Le gouvernement a prévu que seules les terrasses des restaurants et cafés puissent rouvrir en Ile-de-France à compter de mardi. Et Anne Hidalgo a annoncé samedi la possibilité pour ces établissements d'occuper gratuitement une partie de l'espace public avec leurs terrasses. « Ceux qui n’ont pas de terrasse vont se mettre sur les trottoirs, voire sur les chaussées, ou les places de stationnement » et « ça va générer des tensions entre les clients et les habitants, et aussi avec les piétons », a déclaré Rachida Dati.

Une main tendue à Agnès Buzyn ?

« Si j’avais été maire de Paris, j’aurais anticipé dès le premier jour [du confinement] cette organisation » pour les cafés et restaurants, par « des mesures de compensation » et en poussant pour une réouverture rapide, a ajouté la candidate LR.

Elle a au passage étrillé Agnès Buzyn, ex-ministre de la Santé et candidate LREM pour le second tour des municipales le 28 juin, qui selon elle « ne revient pas pour Paris » mais « pour pouvoir justifier sa mauvaise gestion du Covid ». « Les électeurs souhaitent qu’on tourne la page d’Anne Hidalgo », affirme Rachida Dati, qui dit « aux électeurs d’Emmanuel Macron : 'faites un vote pour l’avenir' ». « J’avais la responsabilité de rassembler, j’ai tendu la main » à Agnès Buzyn qui l’a « refusée », selon la prétendante LR, qui considère « les électeurs d’Emmanuel Macron trahis ».