Le procès des syndics ripoux s’étend à l’Essonne

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Une trentaine de syndics de copropriété et d’entrepreneurs comparaissent, aujourd’hui, devant le tribunal correctionnel d’Evry. Tous sont poursuivis pour escroquerie, faux et usage de faux. Il s’agit du volet essonnien d’une affaire dont les premières mises en examen remontent aux années 90, et dont les volets parisien et des Hauts-de-Seine ont été jugés en 2002 et 2003. Certains des prévenus ont d’ailleurs déjà fait l’objet d’une décision judiciaire dans ces deux premiers volets. L’affaire avait débuté en 1994 après une dénonciation d’un cadre licencié d’une entreprise de bâtiment de l’Essonne, Technique Plastiques, qui a permis de mettre au jour un système de pots-de-vin versés à des syndics de copropriété entraînant des surfacturations de travaux. Le pourcentage versé aux syndics variait entre 5 et 10 % du marché, qui était surfacturé de 9 à 20 % aux copropriétaires. Seules la Fnaim (Fédération nationale de l’immobilier) et une autre organisation professionnelle se trouveront sur le banc des parties civiles. Bien que lésées, les copropriétés, dont certaines avaient attaqué leurs syndics, ont abandonné ou ont été déboutées. Le procès est prévu jusqu’à mercredi.