Coronavirus : La préfecture de police interdit une marche pro-migrants à Paris

SOCIETE Interrogée par l'AFP, la préfecture a indiqué qu'un «dispositif policier sera mis en place pour faire respecter l'interdiction de manifester».

20 Minutes avec AFP
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Illustration d'une voiture de police à Paris.
Illustration d'une voiture de police à Paris. — Mathieu Cellard/SIPA

Une manifestation de solidarité en faveur des migrants, prévue samedi dans la capitale, a été interdite, a annoncé jeudi la préfecture de police de Paris, qui a invoqué le décret prohibant les rassemblements de plus de 10 personnes en raison du Covid-19.

«Les risques sanitaires qu'un tel événement est susceptible de générer, justifient que le préfet de police, n'autorise pas, à titre dérogatoire, cette manifestation», a commenté la préfecture de police de Paris (PP) dans un communiqué.

« Une véritable bombe sanitaire »

L'appel à cette «marche des solidarités», pour demander une régularisation des sans-papiers et une révision de la politique migratoire française, a été relayé par près de 210 organisations et 300 personnalités, selon un texte diffusé sur les réseaux sociaux.

«Pour ces populations la crise sanitaire actuelle est en train de devenir une véritable bombe sanitaire», estiment les promoteurs de la marche, qui avaient annoncé une manifestation «avec masques et distanciation physique». D'autres rassemblements sont par ailleurs prévus en France.

Selon la PP, la marche parisienne, prévue de la place de la Madeleine à celle de la République, contrevient au décret du 11 mai, pris dans le cadre du prolongement de l'état d'urgence sanitaire et qui prévoit l'interdiction des rassemblements de plus de 10 personnes, pour lutter contre l'épidémie de Covid-19.

Interrogée par l'AFP, la préfecture a indiqué qu'un «dispositif policier sera mis en place pour faire respecter l'interdiction de manifester». Une source policière a précisé que l'interdiction de la manifestation, qui devait rassembler plusieurs centaines de participants, n'est pas motivée par des craintes de troubles à l'ordre public.