Coronavirus à Paris : L’arrêté interdisant l’alcool sur les quais est tombé, la police patrouille

QUAI STU FOUS LA? Pour faire respecter les distances sanitaires de sécurité, la préfecture de police a interdit la consommation d’alcool entre 12h et 7h

Guillaume Novello

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Un bateau de police patrouille pour faire respecter l'interdit de consommation d'alcool sur les quais de Seine.
Un bateau de police patrouille pour faire respecter l'interdit de consommation d'alcool sur les quais de Seine. — G. Novello

Fini les apéros en bord de Seine, et pour longtemps ! La préfecture de police de Paris a pris ce mardi un arrêté interdisant « la consommation de boissons alcooliques […] entre 12h et 7h jusqu’au 10 juillet 2020 inclus » sur les berges de Seine, le canal Saint-Martin, le canal de l’Ourcq et le bassin de la Villette, en gros tous les bords d’eau de Paris. Il sera néanmoins techniquement possible de se réunir à moins de dix personnes pour partager une orangeade à n’importe quel moment de la journée voire un petit blanc du matin, même si cela est déconseillé.

Dans son arrêté, la préfecture rappelle que ce dernier a été pris car le « 11 mai 2020, quelques heures à peine après la levée du confinement, il a été constaté que des dizaines de personnes se regroupaient sur les berges du canal Saint-Martin et sur les voies sur berges de la capitale, sans respecter les distances de sécurité et les recommandations sanitaires. » Voilà, on déconne une journée et on est puni deux mois.

Le « caractère festif et social » de l’alcool pointé du doigt

Et si l’alcool est interdit, c’est « qu’il a été établi que la consommation d’alcool sur la voie publique, par son caractère festif et social, est à l’origine de regroupements massifs d’individus sur une zone rapprochée ». Il semble clair que la préfecture vise notamment la pratique du Paquito, vecteur assuré du Covid-19.

Pour faire respecter cet interdit, la préfecture a recours à « des patrouilles pédestres, un drone équipé d’un haut-parleur pour diffuser des messages de prévention et un bateau muni d’un mégaphone pour rappeler à l’ordre les contrevenants », indique la commissaire Decatillon. Les patrouilles sont d’ailleurs déjà à pied d’œuvre même si temps maussade est sûrement la meilleure arme anti-coronavirus.