Coronavirus en Ile-de-France : Valérie Pécresse demande aux entreprises de continuer le télétravail après le 11 mai

DECONFINEMENT La présidente de la région Ile-de-France détaille dans « Le JDD » son plan pour déconfiner l’Ile-de-France. Premier axe ? Retour au bureau très progressif. Le deuxième ? Mobilisation générale dans les transports

20 Minutes avec AFP

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Valerie Pecresse en Seine Saint-Denis, le 31 octobre 2019.
Valerie Pecresse en Seine Saint-Denis, le 31 octobre 2019. — Jacques Witt/SIPA

Un retour très progressif au bureau en Ile-de-France ? C’est en tout cas l’appel lancé par Valérie Pécresse (ex-Les Républicains), présidente de la région. Dans une interview au Journal du Dimanche, elle y décline sa stratégie pour préparer l’organisation du déconfinement, cruciale dans une région aussi dense que l’Ile-de-France. Cinq millions de voyageurs y empruntent chaque jour les transports en commun en temps normal.

Valérie Pécresse demande avant tout de chose que les salariés aujourd’hui en télétravail le reste pour cette semaine du 11 mai. « Avec l’Etat, nous proposons que 100 % des salariés qui sont aujourd’hui en télétravail ne retournent pas au bureau la semaine du 11 mai. Nous voulons tendre vers un objectif de 90 % la deuxième semaine, puis 80 % jusqu’à l’été », précise-t-elle. Des négociations sont en cours avec les organisations patronales – Medef, U2P, CPME – autour d’une charte dans laquelle les employeurs s’engagent à ce retour très progressif.

Le déconfinement dans les transports, « le parcours du combattant »

« Le déconfinement dans les transports sera un parcours du combattant », lance par ailleurs Valérie Pécresse. Sur le réseau francilien de transports en commun, les voyageurs devront obligatoirement porter un masque, et respecter les mesures de distanciation physique. La région travaille « avec la RATP, la SNCF et les bus Optile » pour assurer de leur côté la désinfection des rames. « Nous allons doubler le nettoyage de toutes les surfaces de contact dans les véhicules, les gares et les stations, avec de puissants désinfectants, comme ceux utilisés dans les hôpitaux », assure Valérie Pécresse.

« Nous mettrons 500 personnes sur le terrain, des brigades mobiles de nettoyage, qui interviendront deux fois par jour à compter du 11 mai et jusqu’à l’été, en plus d’un nettoyage complet qui sera fait à la fin de chaque service », avec l’aide de prestataires, ce qui coûtera 10 millions d’euros supplémentaires à Ile-de-France Mobilités (autorité organisatrice des transports).

Enfin, « des processus de nébulisation par bombes aérosols de produits virucides efficaces sur plusieurs jours seront aussi utilisés », ajoute l’élue.

Un lissage des heures de pointe ?

La présidente de la région demande par ailleurs à l’Etat de rendre obligatoire l’attestation des employeurs, que les salariés devront avoir pour prendre les transports en commun, et souhaite la mise en place d’une amende de 135 euros pour défaut d’attestation.

Pour lisser l’usage des transports en commun, Valérie Pécresse négocie avec les entreprises pour que « l’arrivée au travail le matin soit étalée, par tranches horaires, entre 6h30 et 10h30 ; et le retour entre 15h30 et 19h30 ».