Coronavirus en Ile-de-France : La région teste un dispositif de suivi renforcé des malades

CONTAMINATIONS Ce dispositif a pour objectif de casser les chaînes de contamination, y compris au sein d’une même famille

20 Minutes avec AFP
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Un homme portant un masque sur le parvis de La Défense.
Un homme portant un masque sur le parvis de La Défense. — CHINE NOUVELLE/SIPA

Comment éviter de contaminer ses proches quand on est touché par l’épidémie de Covid-19 ?  L’Ile-de-France teste un dispositif pilote, lancé ce vendredi dans plusieurs hôpitaux de la région, pour les malades qui ne présentent pas de symptômes graves.

Ce dispositif, mis en place par l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP), avec l’Agence régionale de santé (ARS) et plusieurs collectivités locales, vise à « contrôler les chaînes de contamination potentielle », a expliqué à l’AFP le préfet de la région Ile-de-France, Michel Cadot. Avec la mise en place du confinement, le nombre de nouveaux cas de contamination recensés par les autorités a sensiblement diminué ces dernières semaines. Mais il reste élevé, notamment en Ile-de-France, où près de 2.400 personnes se trouvent toujours en réanimation.

Désamorcer les « clusters »

« Notre bataille implique de casser les chaînes de transmission du virus », souligne auprès de l’AFP le directeur de l’ARS Ile-de-France, Aurélien Rousseau. Un objectif qui passe selon lui par un « suivi renforcé des patients » afin d’éviter de nouveaux « foyers de contamination ».

Pour mettre en place ce suivi renforcé, trois sites de l’AP-HP se trouvent mobilisés : l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris ; l’hôpital Avicenne, en Seine-Saint-Denis ; et l’hôpital Bichat (Paris), allié à l’hôpital Louis Mourier, dans les Hauts-de-Seine. Ces sites pilotes, selon l’ARS, seront amenés à proposer un « accompagnement sur mesure » aux patients atteints par le Covid-19 et ne nécessitant pas une hospitalisation, afin de les aider à protéger leur entourage.

Un hébergement en chambre d’hôtel

« Quand on constatera, avec les personnes concernées, que le respect du confinement à domicile n’est pas possible, ou qu’il fait courir un fort risque de contamination, alors on basculera dans la recherche d’un hébergement alternatif », explique Aurélien Rousseau.

Dans ce cadre, des hébergements en hôtel seront possibles, de même que des hébergements dans des centres dédiés. « Cela se fera en accord » avec les patients, souligne le directeur général de l’AP-HP Martin Hirsch, qui exclut toute contrainte.

« Notre but, c’est de mieux connaître les malades et leurs besoins », pour voir quelles sont leurs « interactions avec leur entourage familial, leurs voisins ou les personnes qu’ils côtoient lorsqu’ils vont faire des courses », détaille Martin Hirsch. Interrogé sur le nombre d’hôtels qui pourraient être mobilisés, le responsable de l’AP-HP n’a pas souhaité avancer de chiffre. « Les hôtels ne sont pas un facteur limitant », a-t-il toutefois souligné, en insistant sur les importantes capacités hôtelières de la région.