Coronavirus en Ile-de-France : Pécresse alerte sur le « goulet d’étranglement » des transports lors du déconfinement

BOUCHONS La présidente de la région préconise un déconfinement très très progressif

G. N. avec AFP

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Valérie Pécresse craint des transports en commun bondés en cas de déconfinement trop brutal.
Valérie Pécresse craint des transports en commun bondés en cas de déconfinement trop brutal. — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Valérie Pécresse, a mis en garde mercredi sur le « goulet d’étranglement » que constituent les transports dans sa région pour le déconfinement progressif annoncé par Emmanuel Macron. « Ce qu’il faut voir, c’est que les transports, c’est un goulet d’étranglement très important » pour la sortie du confinement en Ile-de-France, a souligné sur France Inter la présidente ex-LR de l’Ile-de-France, en insistant sur le fait que le déconfinement sera « progressif et différencié selon les régions ».

« La région Ile-de-France a une spécificité, c’est que tous les jours, nous avons en temps normal 5 millions de Franciliens dans les transports en commun. Est-ce qu’on imagine aujourd’hui remettre 5 millions de personnes dans des métros et dans des RER ? », a-t-elle demandé en précisant « qu’aujourd’hui il n’y a plus que 500.000 personnes chaque matin dans les transports en commun ».

Privilégier le télétravail

« La marche est très haute, donc ça veut dire qu’il va falloir y aller très progressivement » dans les écoles et les entreprises, a averti Valérie Pécresse, car il « faudra aller sur le lieu du travail et des études et que ça, ce sera un vrai facteur bloquant » pour des raisons de sécurité sanitaire. « Je pense qu’on télétravaillera encore énormément après le 11 mai, ce sera souhaitable, parce qu’il faudra limiter les déplacements », a ajouté l’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy.

« Ce que j’imagine, c’est que la reprise du travail pour les écoles, pour les lycées, ne puisse être que progressive, qu’on puisse imaginer, par exemple, faire des classes dédoublées, qu’on puisse avoir des arrivées à des heures différentes par exemple, peut-être les petits entre 8 heures et 9 heures, les collégiens entre 9 heures et 10 heures, les lycéens entre 10 heures et 11 heures », a-t-elle suggéré.