Coronavirus à Paris : Rachida Dati réclame la désinfection des rues de la capitale

PROPRETE Dès le début du confinement, la ville de Suresnes (Hauts-de-Seine) avait décidé de procéder à la désinfection du mobilier urbain

Guillaume Novello

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Rachida Dati s'attaque à Anne Hidalgo sur la question de la propreté.
Rachida Dati s'attaque à Anne Hidalgo sur la question de la propreté. — Jacques Witt/SIPA

A peine avons-nous publié un article sur la propreté à Paris en ces temps de confinement, que Rachida Dati s’est fendu d’un communiqué sur le sujet. « Je ne crois pas aux coïncidences », disait Charles Pasqua, même si là cela semble peu probable n’en déplaise à notre ego. En tout cas, dans ce texte envoyé ce mardi matin, la candidate LR « somme la Maire de Paris, Anne Hidalgo de désinfecter les rues de Paris », rien de moins.

Au nom du « principe de précaution », elle estime que « nous ne pouvons nous priver d’aucune mesure qui pourrait se révéler efficace dans la lutte contre la propagation du virus et dans la résolution de cette guerre sanitaire ». Evidemment, ayant conscience qu’il s’agit d’une « opération d’envergure », Rachida Dati propose de commencer par désinfecter les « espaces et équipements publics sensibles tels que les abords des hôpitaux, des pharmacies, des Ehpad, des crèches et établissements scolaires, les surfaces alimentaires ».

« Une occasion de nettoyer les rues »

Pour défendre son idée, elle affirme qu’on n’a quasiment rien à y perdre : « Désinfecter les rues pourra au pire se révéler sans effets ». Elle cite également en exemple « de grandes métropoles mondiales chinoises, coréennes, indonésiennes, italiennes, espagnoles… de nombreuses municipalités françaises », mais sans les citer. En Ile-de-France, c’est ainsi déjà le cas à Suresnes dans les Hauts-de-Seine où le maire LR Christian Dupuy a pris cette décision dès le 17 mars pour « freiner l’extension du  coronavirus ».

Rachida Dati voit également dans cette proposition l’occasion « de nettoyer les rues de Paris qui sont particulièrement sales, ce qui pourra également se révéler efficace et protecteur », renouant là avec son principal cheval de bataille pendant la campagne des municipales, à savoir la saleté à Paris. « Pourquoi se priver d’une mesure simple et de bon sens ? », fait-elle mine de s’interroger.

Paul Simondon, adjoint en charge de la propreté à Paris que nous avons eu au téléphone lundi nous indiquait au sujet des nettoyage des rues : « On a demandé son avis à l’Agence régionale de santé d’Ile-de-France qui nous a répondu qu’il suffisait de laver les rues à l’eau. » Pas sûr donc que la mairie de Paris obtempère à la sommation de Rachida Dati.