Tremblay-en-France : Un homme écroué, suspecté d’avoir tué son fils de 6 ans

INFANTICIDE Transporté à l’hôpital vendredi, le garçon de 6 ans, en état de mort cérébrale, est finalement décédé dans la nuit de dimanche à lundi

Guillaume Novello

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Le suspect a été interpellé vendredi par la police (illustration).
Le suspect a été interpellé vendredi par la police (illustration). — F.Brenon/20Minutes

Un homme a été mis en examen et écroué dimanche, suspecté d’avoir violemment frappé son fils de 6 ans à Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis), a-t-on appris auprès du parquet de Bobigny. Le petit garçon, transporté à l’hôpital Necker par les secours, est décédé dans la nuit de dimanche à lundi, a indiqué le parquet. Il souffrait de « lésions cérébrales irréversibles » qui l’avaient plongé dans un état de mort cérébrale.

Entendu en garde à vue vendredi après les faits présumés, le père de famille de 45 ans a été, pour l’instant, mis en examen pour « violences ayant entraîné une infirmité permanente sur mineur de quinze ans par ascendant », en attendant une éventuelle requalification des faits, et placé en détention provisoire, a indiqué le parquet. Une information judiciaire, menée par un juge d’instruction, a été ouverte. Les faits se sont déroulés vendredi après-midi à Tremblay-en-France, au domicile familial où résident le couple et ses enfants, selon une source policière.

Augmentation des violences conjugales avec le coronavirus

Les violences conjugales ou intrafamiliales sont exacerbées depuis le début du confinement, décidé par le gouvernement le 17 mars pour lutter contre la propagation du nouveau coronavirus. Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a affirmé jeudi que les violences conjugales avaient augmenté de 36 % dans la zone de la préfecture de police de Paris, dont fait partie la Seine-Saint-Denis.

La secrétaire d’État à l’Égalité femmes-hommes, Marlène Schiappa, a annoncé samedi l’installation de « points d’accompagnement éphémères » dans des centres commerciaux pour accueillir les victimes de violences conjugales, dont les déplacements sont limités et la prise en charge rendue compliquée par le confinement. « La situation peut dégénérer à tout moment quand on vit avec une personne violente », a-t-elle rappelé.