Coronavirus à Paris : La sensation de respirer un air plus pur, depuis sa fenêtre, est bien réelle

ENVIRONNEMENT Si la qualité de l’air était jugée « médiocre » la semaine dernière, elle est « bonne » pour cette deuxième semaine de confinement, assure Airparif, auprès de « 20 Minutes »

Romain Lescurieux

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Le ciel parisien, ce mardi
Le ciel parisien, ce mardi — R.LESCURIEUX / 20Minutes
  • Si elle était jugée « médiocre » la semaine dernière, la qualité de l'air est « bonne » pour cette deuxième semaine de confinement.
  • « La semaine dernière, ce n’était pas aussi bon qu’on aurait pu espérer, mais ça aurait pu être pire. En fait, nous étions partis pour faire face à un épisode de pollution », analyse Karine Léger, directrice d’Airparif. 
  • Mais depuis quelques jours, la tendance est à une nette amélioration.

En ce moment, en ouvrant ses fenêtres, l’air semble plus frais, plus pur. Est-ce une illusion ou la qualité de l’air à Paris et en Ile-de-France s’est-elle réellement améliorée ? 

Si elle était jugée « médiocre » la semaine dernière, elle est « bonne » pour cette deuxième semaine de confinement, décrété en raison de l’épidémie de coronavirus qui secoue la France​, assure Airparif  auprès de 20 Minutes.

« Oui, on respire mieux »

« La semaine dernière, ce n’était pas aussi bon qu’on aurait pu espérer, mais ça aurait pu être pire. En fait, nous étions partis pour faire face à un épisode de pollution », analyse Karine Léger, directrice d’Airparif, l’organisme qui évalue la qualité de l’air en Ile-de-France. En effet, même si le trafic routier en Ile-de-France a fortement chuté, la qualité de l’air avait été qualifiée de « médiocre » par Airparif. En cause : un vent faible, le chauffage des particuliers ou encore l’activité agricole. « Une météo printanière favorise actuellement les réactions chimiques avec la formation de particules, dites "secondaires", à partir de gaz : Les oxydes d’azote (liés principalement au chauffage, le trafic étant extrêmement restreint), et l’ammoniac (en provenance des activités agricoles) », détaillait l’organisme dans son bulletin du 18 mars.

« Il y a près de 12 millions de Franciliens qui se chauffent actuellement plus les activités agricoles qui se poursuivent. Cela favorise la formation de particules à partir de gaz », précise Karine Léger. Mais depuis quelques jours, la tendance est à une nette amélioration. Qu’est-ce qui a changé ?

« La météo a changé. Le vent est notamment plus important. Donc oui on respire mieux, avec un oxyde d’azote beaucoup plus bas », conclut Karine Léger, qui précise que cette sensation d’air pur se conjugue aussi avec le silence plus important que l’on connaît actuellement.

Et un ciel bleu dénué de toute traînée de condensation d’avions  dans le ciel. A noter qu’Airparif mène actuellement une étude pour mesurer l’impact des mesures de confinement sur la pollution de l’air à Paris et en Ile-de-France. Les résultats détaillés sont attendus cette semaine.