Coronavirus à Paris : Anne Hidalgo souhaite durcir le confinement

POLITIQUE La maire de Paris prévient également qu’en cas de non-respect des règles, les marchés de plein air pourraient être fermés

G. N. avec AFP

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Anne Hidalgo, ici le 12 mars 2019, demande un renforcement des mesures de confinement.
Anne Hidalgo, ici le 12 mars 2019, demande un renforcement des mesures de confinement. — CHINE NOUVELLE/SIPA

Anne Hidalgo a appelé ce samedi à « aller vers un confinement beaucoup plus sévère » face au coronavirus, dans un entretien au Parisien. « Le confinement doit être d’une extrême rigueur. Il faut aller vers un confinement beaucoup plus sévère », exhorte la maire de Paris.

Alors que plusieurs marchés alimentaires en extérieur parisiens drainent toujours de nombreux consommateurs, parfois au mépris du respect des gestes barrière, « les médecins nous disent qu’il faut essayer de [les] maintenir, car il y a moins de risques de contamination que dans d’autres types de commerces », assure l’élue socialiste.

Menace de fermeture

« Mais il faut accompagner les ouvertures de mesures drastiques. On a mis là où il le fallait des barrières de sécurité aux entrées des marchés et devant les étals pour contrôler les flux. On a demandé aux concessionnaires de marquer au sol les distances de sécurité pour responsabiliser les clients », ajoute-t-elle, en précisant que les grands marchés de Belleville, Barbès, Aligre ou ceux des 14e et 15e arrondissements sont « sous surveillance renforcée ». « Si les consignes de sécurité ne sont pas respectées sur certains marchés, nous les fermerons », prévient-elle. Et il n’y a, selon elle, « pas d’alerte sur un éventuel risque de pénurie alimentaire ».

A la tête d’une administration de 50.000 agents, Anne Hidalgo a encore indiqué que la mairie de Paris comptait « 56 cas confirmés » de personnels atteints du coronavirus. « Nous avons mis en place depuis longtemps un plan de continuité de l’activité en cas de crise dont l’objectif est de maintenir les services essentiels », rappelle-t-elle, alors qu’aucun agent parisien n’a fait valoir son droit de retrait.

Des masques en stock

La maire de Paris a par ailleurs assuré, grâce aux stocks de la mairie, pouvoir « sécuriser nos équipes deux mois à raison de trois masques par jour et par personne », pour les 9.000 agents mobilisés sur le terrain et 7.000 agents en contact direct avec le public.

« Compte tenu de nos réserves, nous avons donné 500.000 masques aux infirmiers et médecins libéraux et un million de masques dont la date d’utilisation était théoriquement dépassée mais qui sont encore utiles à l’AP-HP », poursuit-elle, en disant « mettre le reste à la disposition de l’Agence régionale de Santé qui en redistribuera une partie aux associations humanitaires qui s’occupent notamment des sans-abri ».