Paris : Le suspect du vol d'un Bansky dit avoir agi à la demande de l’artiste

POCHOIR DISPARU D’autres œuvres de Bansky ont été retrouvées chez le mis en examen, mais le pochoir volé reste introuvable

20 Minutes avec AFP

— 

L'emplacement vide du pochoir de Bansky, près du centre Pompidou en plein cœur de Paris.
L'emplacement vide du pochoir de Bansky, près du centre Pompidou en plein cœur de Paris. — MARTIN BUREAU / AFP

L’homme mis en examen en février dans l’enquête sur le vol d’un pochoir de Banksy, à Paris en septembre 2019, affirme avoir agi à la demande du célèbre street artist, a-t-on appris vendredi de source proche du dossier, confirmant une information du Parisien.

Ce suspect, mis en examen pour « vol d’un bien culturel relevant du domaine public mobilier » et placé sous contrôle judiciaire, était de nouveau entendu par le magistrat instructeur vendredi. L’œuvre disparue, qui se situait à proximité du Centre Pompidou, n’a pas été retrouvée.

Plusieurs œuvres de l’artiste chez lui

Lors de perquisitions, d’autres œuvres de Banksy avaient été saisies. Contacté par l’AFP, Me Antoine Vey, l’avocat de ce suspect, a expliqué qu’il y a dans la procédure « divers éléments qui accréditent la thèse » de son client et sa proximité avec l’univers de l’art urbain. Il a ainsi cité des « connexions objectivement établies » avec l’entourage du street artist et le fait d’avoir retrouvé chez lui des œuvres de Banksy qu’il n’a « pas volées et qu’il n’a pas non plus achetées ». « Elles lui ont été données », a-t-il ajouté.

L’avocat a également mis en question la qualification retenue pour la mise en examen du suspect, soulignant qu’il n’était pas démontré qu’on pouvait parler d’un vol dans ce cas précis. L’artiste britannique, qui se plaît à garder son identité secrète, mais qui est un des plus cotés dans son milieu, avait frappé un grand coup en juin 2018 en disséminant une série de pochoirs, au ton parfois très politique, dans la capitale.

Un rat avec un cutter

Il avait revendiqué la paternité de huit œuvres sur son compte Instagram, dont un détournement du tableau « Napoléon traversant les Alpes » de Jacques-Louis David, une silhouette au visage triste sur une porte du Bataclan, ou un petit rat au museau masqué brandissant un crayon (ou un cutter), près du Centre Pompidou.

C’est cette œuvre, « réalisée sur l’envers du panneau d’entrée » d’un parking, qui a été dérobée dans la nuit du 1er au 2 septembre 2019. Le Centre Pompidou avait déposé plainte « pour vol et dégradation, au sein d’un espace relevant de son périmètre ».