Municipales 2020 à Paris : Benjamin Griveaux assume être un candidat « ras du bitume » et du « en même temps »

POLITIQUE Le candidat LREM a présenté son programme ce jeudi matin dans le cinéma les 7 Batignolles (17e arrondissement). Au menu : Sécurité, propreté, séniors, culture

Romain Lescurieux

— 

Benjamin Griveaux (LREM) lors de la présentation de son projet, jeudi 13 février.
Benjamin Griveaux (LREM) lors de la présentation de son projet, jeudi 13 février. — SIPA PRESS
  • Le candidat La République en marche pour les municipales à Paris, Benjamin Griveaux, a présenté, ce jeudi, son programme pour la capitale, dans le 17e arrondissement.
  • Devant une centaine de soutiens, Benjamin Griveaux a égrené ses mesures. Au menu : sécurité, propreté, culture et aide aux séniors.
  • « On me dira que notre projet, c’est du "en même temps". Je l’assume totalement. Les Parisiens, il ne faut pas les défendre qu’à moitié », a-t-il dit sur scène.

Policiers à l’entrée, fourgon en stationnement, fouille et gourde d’eau qui reste aux pieds des agents de sécurité. Ce jeudi matin, le flambant neuf cinéma les 7 Batignolles (17e arrondissement) était sous surveillance. Pas pour cette petite famille venue acheter des billets pour la séance de 15h20 de l’Odyssée de Choum, mais pour Benjamin Griveaux . Le candidat LREM à la mairie de Paris tenait un meeting de présentation de son projet résumé dans un livret de 16 pages. Au menu : sécurité, propreté, environnement, culture et aide aux séniors. Et un mot d’ordre : « Ensemble, donnons un nouveau souffle à Paris ». Le tout dans un jargon très maritime.

« Si je crois ce que j’entends chez les uns ou les autres, l’heure est aux coalitions. Moi je vous le dis, je ne fais pas dans la combinaison, car les coalitions de circonstance ne résistent pas aux fortes marées. Nous avons besoin d’un collectif solidement ancré sur ses valeurs pour tenir la barre de la ville de Paris », a-t-il détaillé.

Durant plus d’heure, le candidat a égrené des propositions « budgétées » pour les Parisiens, sa « boussole », entouré de ses soutiens et de toutes ses têtes de liste par arrondissement. « Une équipe municipale qui ne vacille pas à la première épreuve », a précisé Benjamin Griveaux.

« Ras du bitume et en même temps à la hauteur »

Et si beaucoup de ces propositions étaient déjà connues, le candidat troisième dans les sondages a profité de ce meeting pour répondre aux attaques et pour assumer être un candidat « ras du bitume » avec un projet du « en même temps ». « On me dira que notre projet, c’est du "en même temps". Je l’assume totalement. Les Parisiens, il ne faut pas les défendre qu’à moitié ! Et seul le "en même temps" permet de n’oublier personne et d’en finir avec la guerre territoriale organisée de l’Est contre l’Ouest », a-t-il expliqué avant d'ajouter : « Sécurité, propreté, environnement : il y a urgence pour Paris. Face à ces urgences, il faut savoir être en même temps terre-à-terre, ras du bitume comme on m’a gentiment attribué ce qualificatif, et, en même temps, à la hauteur. »

« Paris ne mérite ni la déconnexion, ni la résignation d’autres candidats. Si les punaises de lit rendent la vie impossible aux Parisiens, alors il faut savoir trouver des solutions. Quand on est maire de Paris, il n’y a pas de petits sujets (…) On n’a pas le droit de baisser les bras quand on est maire de Paris », a encore lâché Benjamin Griveaux, sous les applaudissements.

Séniors, « mercredi au vert » et « managers de rue »

Concernant ses propositions, le candidat a répété sa volonté d’un Paris « propre en 100 jours », avec la création de «  1.000 managers de rue » et de confier la gestion de la propreté aux maires d’arrondissement. Il souhaite aussi « développer des programmes d’Ehpad à domicile », et assurer « un répit de 10 jours par an pour les aidants familiaux, en prenant en charge la personne aidée, chez elle ou en établissement spécialisé ». Il a réitéré son engagement en faveur de la police municipale et de multiplier par quatre le nombre de caméras dans la capitale.

On retrouve également dans ce programme les fameux 100.000 euros pour aider à l’achat d’un bien immobilier ou encore la création d'un Central Park de 30 hectares. Le candidat a également mis l’accent sur la culture et a reparlé de la semaine de quatre jours pour les enfants avec un « mercredi au vert » où « les enfants des écoles pourront aller se promener en forêt, visiter un château, découvrir un musée ou une ferme pédagogique ». Avec une boulette remarquée...

« Qu’est-ce qu’on peut proposer d’extraordinaire aux enfants parisiens le mercredi alors qu’on a à portée de main une ville avec des milliers de trésors ? Si je vous demande : Qui est allé visiter le musée Carnavalet dans l’année qui vient de s’écouler ? », a-t-il demandé au public. Quelques personnes lèvent la main. Mais le musée Carnavalet (4e arrondissement) est… fermé depuis trois ans pour rénovation. Par chance, pour le candidat (et le public) le musée rouvre ses portes très prochainement.