Valérie Pécresse veut « accélérer la mise en concurrence » de la RATP et de la SNCF en Ile-de-France

TRANSPORTS La présidente d’Ile-de-France Mobilités souhaite une ouverture à la concurrence en 2024 pour les bus RATP, en 2030 pour les métros et les RER

20 Minutes avec AFP

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Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France et d'Ile-de-France Mobilités, dans le métro. (Illustration)
Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France et d'Ile-de-France Mobilités, dans le métro. (Illustration) — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Une annonce choc. La présidente de la région Ile de France Valérie Pécresse a estimé qu’il fallait « accélérer la mise en concurrence des transports sur toute l’Ile-de-France », dans une interview au Parisien de mercredi. « Pour 2023, on peut lancer l’ouverture à la concurrence des premières lignes de Transilien », a affirmé la présidente d’Ile-de-France Mobilités, en évoquant « les lignes R et J, où on a besoin d’améliorations de services ».

« Pour les autres, je souhaite qu’on accélère. La loi LOM a repoussé à 2039 l’ouverture à la concurrence des lignes de la RATP et à 2033 les lignes de RER. C’est trop tardif », selon elle. Ainsi « je lance l’ouverture à la concurrence des bus RATP pour être prête fin 2024 » et « pour les métros et RER, je souhaite avancer le processus de dix ans », a-t-elle précisé, affirmant que « l’objectif, c’est que tout le réseau puisse être ouvert à la concurrence à l’horizon 2030 ».

« L’ouverture à la concurrence n’est pas la privatisation »

Dans ce schéma Ile-de-France Mobilités, l’autorité publique organisatrice des transports, « deviendrait le coordinateur des transports dans la région ». « L’ouverture à la concurrence n’est pas la privatisation. Les lignes pourraient toujours être exploitées par la SNCF ou la RATP, mais elles seraient forcées d’améliorer leur offre pour être compétitives face à d’autres opérateurs, publics ou privés », a assuré Valérie Pécresse.

Mercredi lors du conseil d’Ile-de-France Mobilités « nous mettrons à l’étude l’ouverture à la concurrence des lignes de train SNCF, pour voir lesquelles pourront être ouvertes à la concurrence le plus vite possible », a-t-elle assuré.